Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Le numérique en campagne : Bruno Le Maire veut former le top management de la fonction publique

Chaque semaine Renaissance Numérique décortique pour L'Usine Digitale les propositions et petites phrases relatives au numérique des candidats déclarés à la présidentielle 2017 (ou à l'une de ses primaires). Cette semaine le Think Tank commente les solutions de Bruno Le Maire (LR) pour former au numérique les agents de la fonction publique.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Le numérique en campagne : Bruno Le Maire veut former le top management de la fonction publique
Bruno Le Maire, candidat à la primaire Les Républicains, avec Pierre Gattaz, président du Medef, lors de l'Université d'été 2016 du syndicat des patrons. © Medef

Bruno Le Maire vient de publier son "contrat présidentiel" : un programme très dense qui consacre une large part au numérique, dans une partie dédiée mais également dans les différentes thématiques abordées tout au long de ses mesures.

 

La transformation de l’Etat notamment, occupe une place non négligeable dans son programme et il est le premier à évoquer, avec précision, la formation au numérique du top management dans la fonction publique. Bruno Le Maire entend organiser la transition vers une "administration digitale" qui serait, selon lui, "moins coûteuse et plus efficace". Pour cela, il met l’accent sur le développement de la formation de la "culture numérique" pour tous les managers publics.

 

Des agents publics formés et évalués sur leurs compétences numériques

Concrètement, Bruno Le Maire propose :

  • d’intégrer l’apprentissage du numérique dans les enseignements des écoles formant les agents publics ;
  • que les directeurs d’administration centrale justifient d’un niveau de maîtrise suffisant des enjeux du digital ;
  • qu’ils aient également des objectifs annuels de transformation numérique de l’administration inscrits sur leur feuille de route ;
  • d’intégrer un volet numérique dans toutes les réformes, avec des dispositifs de suivi régulier en interne pour prévenir les risques de blocage.

 

Ce qui a déjà été fait

C’est aujourd’hui le SGMAP (secrétariat général pour la modernisation de l'action publique) et plus particulièrement Etalab qui a la charge de la "sensibilisation", plus que la formation, au numérique, et surtout à l’open data. Les objectifs de son plan d'action pour la France 2015-2017 n’ont été que partiellement remplis, indique son rapport d’auto-évaluation, avec quelques avancées comme le lancement de certificat de spécialisation "Innovations territoriales et données numériques", des formations à l’ENA et l’EME sur l’open data et l’organisation d’un séminaire par le Secrétariat général du gouvernement à destination des Directeurs d'administration centrale.

 

S’inspirer des bonnes pratiques

Largement développé par Bruno Le Maire, évoqué en deux lignes par François Fillon, la formation des agents publics au numérique est pourtant la clé de voûte de toute la transformation de l’administration publique.

 

Pays pionnier de la e-Administration, l’Estonie l’a bien compris en mettant en place dès 2013 un partenariat avec le Centre de design estonien (EDC) pour qu’il développe une série d’ateliers afin de former quelques hauts fonctionnaires aux principes du design thinking dans le but de repenser les interfaces des services publics en ligne, l’exploitation de leurs informations et les inadéquations entre les attentes des usagers et l’existant. Les équipes de l’EDC apprennent aux hauts-fonctionnaires à repartir des attentes des usagers en les laissant remettre en question tout l’existant. Appliquées au sein du Ministère des Finances, ces méthodes ont permis d’aboutir à une nouvelle plateforme d’informations pour les entreprises.

 

Les avis d'experts et points de vue sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs et n’engagent en rien la rédaction.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media