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Le "oui mais" des représentants de chauffeurs VTC à la "commission Uber"

[ACTUALISE] Uber a sorti de son chapeau une nouvelle proposition, au dernier jour de la médiation avec les représentants des VTC. Le médiateur Jacques Rapoport reporte de quelques jours la présentation de son rapport pour étudier l'offre d'Uber.

mis à jour le 06 février 2017 à 11H17
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Le oui mais des représentants de chauffeurs VTC à la commission Uber
Le "oui mais" des représentants de chauffeurs VTC à la "commission Uber" © Flickr - Mark Warner https://www.flickr.com/photos/senatormarkwarner/

Actualisation du 6 février : les représentants des chauffeurs se disent prêts à participer à la "commision Uber" qui va examiner la situation individuelle de chaque conducteur VTC, et pourra débloquer une aide financière. Mais c'est un "oui" sous conditions : ce groupe devra être mis en place sous 15 jours et intégrer des représentants de chauffeurs et  des "tiers facilitateurs". Les organisations veulent aussi que les mesures liées à la déconnexion brutale des chauffeurs soient mises en oeuvre immédiatement. Les représentants des VTC entendent continuer le combat sur la hausse des prix et la baisse de la commission prélevée par Uber. Le médiateur Jacques Rappoport discute désormais avec les dirigeants d'Uber pour tenter d'aboutir à un accord, sur la base de la position commune des organisations de chauffeurs.

 

Depuis un mois, une médiation est menée entre les représentants des chauffeurs VTC et les principales plates-formes opérant sur le territoire français, Uber en tête. Objectif : tenter de trouver des solutions aux difficultés économiques rencontrées par les chauffeurs.

 

C'est le médiateur Jacques Rapoport qui a mené ces discussions et tenté de trouver un terrain d'entente. Alors qu'il s'apprêtait à présenter ses conclusions, mercredi 1er février 2017 Uber a dégainé une contre-proposition surprise. Il faut dire que le médiateur s'apprêtait à conclure que les difficultés économiques des chauffeurs "résultaient pour l’essentiel de décisions prises unilatéralement par Uber", comme il l'explique sur son blog. Il entendait demander à Uber de prendre ses responsabilités.

 

Un "effort considérable" encore flou

Le service de VTC américain a devancé ce "verdict" et proposé un nouveau train de mesures pour tenter d'endiguer la crise. Il propose la mise en place d'un "dispositif financier, technique et humain d’envergure pour accompagner les chauffeurs en difficulté à améliorer leur rentabilité", d'ici juillet 2017. Un "effort considérable" qu'Uber ne chiffre pas précisément, mais qui sera vraisemblablement supérieur à sa proposition antérieure d'un fonds de 2 millions d'euros. Ce dispositif serait placé sous le contrôle d'une commission composée de chauffeurs, qui étudierait les dossiers au cas par cas. Le médiateur constate qu'Uber "renonce à sa pratique habituelle de la décision unilatérale".

 

Les chauffeurs réclamaient une baisse de la commission prélevée par Uber sur les courses, car ils estiment que c'est la diminution de tarif du service de VTC en octobre 2015 qui a entraîné une aggravation de leur situation. Le médiateur estime tout de même que le geste d'Uber mérite d'être examiné, et prolonge les discussions jusqu'au vendredi 3 février.

 

Vers un appel lors de la "déconnexion" des partenaires chauffeurs

Uber propose d'autres mesures en direction des chauffeurs : une commission pour permettre aux chauffeurs de faire appel lorsque leur "contrat de partenariat" est rompu par l'entreprise, une aide à l'accès au statut VTC pour les capacitaires Loti, l'organisation de réunions mensuelles pour maintenir le dialogue.

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