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Le Parlement européen veut mettre en place un système de pointage biométrique

Vu ailleurs Pour contrôler la présence des députés à Bruxelles, le Parlement européen souhaite instaurer un dispositif biométrique dont la phase de test débute en décembre et durera deux mois. A l'entrée des lieux, les députés scanneront leurs empreintes digitales et recevront automatiquement leur indemnité journalière. Le fournisseur de la technologie n'a pas été dévoilé.
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Le Parlement européen veut mettre en place un système de pointage biométrique
Le Parlement européen veut mettre en place un système de pointage biométrique © Idemia

Le Parlement européen veut mettre en place un système de pointage biométrique pour contrôler la participation des députés aux réunions, révèle Euractiv qui a pu consulter des documents internes. Une phase de test du système doit commencer en décembre et durera deux mois environ.

Plus besoin de signer une liste de présence
Grâce à ce nouveau "registre central de présence biométrique", les hauts fonctionnaires recevront "automatiquement" leur indemnité journalière pour leur présence dans les locaux bruxellois. Ainsi, "à l'avenir ils n'auront plus besoin de signer une liste de présence", détaille le document.

Concrètement, les députés scanneront leurs empreintes digitales dans "l'une des machines" pour attester leur présence et recevront automatiquement leur indemnité journalière. Le système "ne prendra pas ou ne stockera pas" une image "précise" de l'empreinte digitale, mais "seulement un modèle biométrique".

Le fournisseur de la technologie n'est pas connu. Récemment, l'Union européenne a choisi Idemia, spécialisée dans l'identité numérique, et l'entreprise de services du numérique et de conseil Sopra Steria pour gérer une future base de données biométriques permettant de contrôle les entrées et les sorties de l'espace Schengen.

Un premier système jugé imparfait
D'après les documents, le projet initial d'installation du système de biométrie date de juin 2019. Un système avait alors été mis en place sur la base de l'enregistrement des badges parlementaires. Mais les résultats n'avaient été jugés comme "optimaux" car "l'identité du titulaire du badge ne pouvait être garantie". Pour pallier cette problématique, un nouveau dispositif vient d'être présenté par la Direction générale des Finances du Parlement.

Un représentant du Parlement a été interrogé par Euractiv sur la conformité de ce nouveau système avec la législation sur la protection des données personnelles. Aucune contradiction n'a été relevée, a-t-il affirmé. Une étude d'impact aurait été réalisée l'année dernière pour prouver cette conformité. Cependant, le Contrôleur européen de la protection des données – la Cnil européenne – n'a pas été sollicité, ce qui pourrait amener le Parlement a finalement enfreindre la législation.

Certains députés s'inquiètent
Ce dispositif inquiète certains fonctionnaires. Le député Vert Patrick Breyer a déclaré qu'il s'opposait à ce "relevé d'empreintes biométriques inutile et probablement illégal". "Je ne m’oppose pas à la décision du bureau d’automatiser les registres de présence et de plénière des députés et aux avantages qui en découlent, mais je m’oppose fermement à ce que nous prenions tous nos empreintes digitales à cette fin", explique-t-il.

Par ailleurs, il se demande ce que provoquera un refus de se soumettre à ce dispositif de pointage. "Si vous vous opposez à l’utilisation du badge (…) vous jetez un sentiment de méfiance entre tous les membres du Parlement", argue-t-il.

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