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Le PDG d’Orange tacle Free et Dassault Systèmes

Stéphane Richard, PDG d’Orange a profité de l’annonce de ses résultats annuels pour régler quelques comptes ce 22 février. Avec Free Mobile d’abord, mais aussi avec Dassault Systèmes pour une sombre histoire de cloud français.

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Le PDG d’Orange tacle Free et Dassault Systèmes
Le PDG d’Orange tacle Free et Dassault Systèmes © Guillaume Paumier - Flickr - C.C

A l’occasion de la présentation de ses résultats, Stéphane Richard, PDG d’Orange, a remis les pendules à l’heure avec Free Mobile pour commencer. Pour Orange, pas de doute. Malgré toutes les rumeurs, l’audit demandé par le gouvernement à l’ANFR (Agence nationale des fréquences) sur le réseau du nouvel entrant, confirmera  que celui-ci couvre bien 27% de la population, comme exigé par le régulateur. Mais l’astuce de Free, s’il y en a une, n’est pas là… "Cette couverture physique ne concerne que des zones où l’opérateur n’a pas de clients", explique Stéphane Richard.  Le patron d’Orange espère que l’ANFR perfectionnera les méthodes de mesure du réseau, en ne jaugeant pas uniquement de la couverture. 

En revanche, la perte nette de quelque 200 000 clients pour Orange, n’est pas totalement imputable à Free. Sur un million de résiliations d’abonnements entre le 1er janvier et le 15 février, 40% environ seraient effectivement allés chez le 4e opérateur mobile. Une grande majorité étant déjà des abonnés de Free. Et sur la même période, l’opérateur historique a gagné 837 000 abonnés.

Le cloud Andromède

Plus surprenant, Stéphane Richard a aussi réservé quelques amabilités à Dassault Systèmes. Et pour cause. Le numéro un français du logiciel s’est retiré bruyamment du projet de consortium public-privé de  cloud national Andromède qu’il préparait avec Orange et Thalès. "En 2011, nous avons travaillé à la France Télécom, raconte Stéphane Richard. Loyalement. Presque besogneux. Nous avons travaillé avec des partenaires dont nous pensions qu’ils avaient les mêmes  valeurs. Puis fin 2011, nous avons assisté à une crise de nerfs suivie d’un claquement de portes. Un psychodrame dont nous aurions pu faire l’économie".

Le patron de l’opérateur juge tout simplement  "fumeuses" les raisons de fonds invoquées par Dassault Systèmes, qui  aurait été en désaccord sur les rémunérations des dirigeants de la futur co-entreprise. "Ensuite, ils se sont trouvé un nouvel ami, en l’occurrence SFR. Ce n’était pas très élégant et à la limite de la déontologie". Stéphane Richard a réaffirmé l’engagement et la mobilisation d’Orange dans Andromède, avec les autres partenaires, la CDC et Thalès. Mais aussi sans doute avec un autre acteur avec qui les discussions sont déjà très avancées.

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