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Le Pentagone confirme l'attribution du contrat cloud JEDI à Microsoft

Le Pentagone réaffirme son choix en faveur de Microsoft pour l'attribution du contrat cloud JEDI de 10 milliards de dollars. Egalement en lice dans l'attribution de ce marché, Amazon conteste depuis le départ cette décision en invoquant notamment des raisons politiques et l'animosité affichée du président Donald Trump envers son fondateur Jeff Bezos.
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Le Pentagone confirme l'attribution du contrat cloud JEDI à Microsoft
Le Pentagone confirme l'attribution du contrat cloud JEDI à Microsoft © Wikimedia Commons

Après une enquête interne, le ministère de la Défense américain (DoD) a annoncé le 4 septembre qu'il maintenait sa décision d'attribuer son contrat cloud à Microsoft et non à Amazon. Le "Joint Enterprise Defense Infrastructure" Cloud (JEDI) a pour objectif de moderniser le système d'information des forces armées américaines, et comporte un budget de 10 milliards de dollars.

Amazon conteste cette décision
"Nous apprécions que le ministère ait confirmé, après une réévaluation minutieuse, que nous proposons la bonne technologie au meilleur prix", a réagi un porte-parole de Microsoft suite à la décision du DoD.

En revanche, Amazon estime dans un billet de blog que cette réévaluation n'est "rien de plus qu'une tentative de valider une décision mauvaise, biaisée et corrompue". L'entreprise relève que le ministère cite "le meilleur prix" parmi ses critères de sélection alors qu’Amazon "avait offert un coût moins élevé de plusieurs dizaines de millions de dollars".

Cette décision est l'issue d'une enquête lancée en mars 2020 par le DoD, qui souhaitait réexaminer une partie du contrat JEDI. Le Pentagone cherchait à modifier la clause numéro 6 qui porte sur les tarifs du stockage. Mais ce n'est pas pour autant que le contrat va s'appliquer immédiatement.

Le contrat JEDI encore en suspens
Le DoD rappelle dans son communiqué l'existence d'une "injection temporaire", émise par un juge fédéral à la suite d'un procès engagé par Amazon, qui arguait que le contrat présentait "des lacunes évidentes, des erreurs et un parti pris indéniable". L'animosité du président Donald Trump envers Amazon et son fondateur Jeff Bezos avait été mise en avant. Ce dernier est propriétaire du Washington Post, média plutôt critique vis-à-vis de l'administration Trump. Le combat sur le plan juridique n'est donc pas terminé.

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