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[Winetech] Le Petit Ballon ouvre une première boutique digitalisée à Paris

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La start-up Le Petit Ballon, qui commercialise des box de vin sur abonnement, ouvre une boutique dans le 15e arrondissement de Paris. Digitalisée, celle-ci doit lui permettre de se rapprocher de ses abonnés et de séduire de nouveaux clients.

[Winetech] Le Petit Ballon ouvre une première boutique digitalisée à Paris
Le Petit Ballon a ouvert sa première boutique digitalisée dans le 15e arrondissement de Paris en septembre 2018. © Le Petit ballon

Le Petit Ballon, la start-up qui s'est faite connaître en commercialisant des box de vin sur abonnement, vient d'ouvrir une boutique dans le 15e arrondissement de Paris. Objectif : étendre sa stratégie omnicanal afin de se rapprocher de ses abonnés et fidéliser de nouveaux clients.

 

Proposer une "expérience"

La jeune pousse s'était déjà diversifiée en développant un site marchand où les internautes peuvent retrouver et acheter les bouteilles sélectionnées par le sommelier, hors abonnements. Désormais, ces derniers pourront les choisir en boutique et les abonnés venir les récupérer directement. "Dans le monde du vin, il est très important d’avoir une approche physique. Historiquement, les gens aiment bien choisir leurs bouteilles chez le caviste”, explique Matthieu Lesne, directeur du développement de l’enseigne.
 



L'homme parle d'expérience : la start-up possède déjà un ancrage physique dans le 8e arrondissement de Paris, qui accueille chaque mois plus de 2000 abonnés venant y retirer leur coffret. “Il s’agissait d’un simple point retrait que l’on a progressivement transformé en boutique au vu de son succès. Mais elle est faite de bric et de broc quand celle que nous ouvrons aujourd’hui est totalement conceptualisée”, souligne le responsable.
 

Une boutique digitalisée

Dans ce nouvel espace digitalisé, pensé comme un lieu de convivialité, les nouveaux clients pourront, comme sur le site en ligne, établir leur profil oenologique. Il leur suffira de se connecter au wifi de la boutique via leur smartphone ou l’une des deux tablettes à disposition, et de répondre à quelques questions. Une fois les réponses enregistrées, un algorithme de prescription fait maison les aiguillera vers différents labels, pensés en fonction du goût du vin et non des cépages ou régions et associés chacun à une couleur. Les clients n'ont plus qu'à se diriger vers l'espace de la boutique correspondant au code couleur pour trouver les bouteilles susceptibles de les intéresser.



Pour affiner leurs recherches, ils pourront également se servir des tablettes afin de préciser encore leurs critères et sélectionner ainsi la bouteille qui correspond le mieux aux accords mets-vins qu’ils prévoient ou à leur budget...

De leur côté, les abonnés et les clients online ne seront pas désorientés. Tout a été fait pour assurer la continuité de l’expérience client. Ils retrouveront les mêmes crus aux mêmes tarifs que sur le site, mais pourront bénéficier de conseils plus poussés. Le point de retrait laisse également place à un espace dédié, au fond de la boutique, où ils pourront venir retirer leurs produits directement auprès des cavistes. Baptisée “le comptoir des vins”, la pièce accueillera aussi, à l'occasion, les habitués pour des dégustations et des rencontres avec les vignerons.

 

 

Une logique drive to store

A terme, l’objectif est d’ouvrir, en France, vingt boutiques de ce type, détaille Matthieu Lesne sans s’avancer sur le calendrier. Les deux prochaines devraient éclore à Paris, afin de consolider le concept”. Dans quelles villes ? “Les emplacements sont choisis en fonction du nombre d’abonnés qui y résident. Nous sommes dans une logique Drive to store où ce sont eux qui viennent à nous, explique le responsable. Ils constituent d'ailleurs le coeur de notre clientèle”. Une démarche qui permet de s’implanter dans des endroits moins convoités. “A l’inverse des commerçants classiques, nous pouvons ouvrir des points de vente dans des endroits peu passants. Cela n’a pas empêché notre première boutique, dans le 8e arrondissement, de générer 500 000 euros de chiffres d’affaire l’an dernier", précise Matthieu Lesne.

 

En lançant ce nouveau point de vente, la start-up "travaille (ses) différents leviers. L’abonnement était un moyen de se lancer dans le métier, mais on ne compte pas s’y arrêter. Le but a toujours été de devenir un véritable e-commercant du vin”, détaille Matthieu Lesne. Voire au-delà. La start-up envisage déjà de se diversifier et d’étendre sa gamme aux bières et spiritueux dans les années à venir. 

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