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Le premier supermarché Amazon Go Grocery ouvre à Seattle

C’est dans le quartier de Capitol Hill, à Seattle, qu’a ouvert aujourd’hui un Amazon Go de la taille d'un supermarché. Baptisé Amazon Go Grocery, il fonctionne avec la même technologie, et quelques améliorations.
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Le premier supermarché Amazon Go Grocery ouvre à Seattle
Le premier supermarché Amazon Go Grocery ouvre à Seattle © Amazon

Les regards étaient tournés vers Los Angeles, mais c’est à Seattle qu’Amazon a une fois de plus créé la surprise. Deux ans après le lancement de son concept sans caisse ni personnel, Amazon Go se développe cette fois au cœur d’un vrai supermarché.

 

Situé dans le quartier de Capitol Hill, dans la ville natale du géant américain, ce nouveau magasin, baptisé Amazon Go Grocery, a ouvert ce mardi 25 février. Il confirme des rumeurs circulant depuis l’année dernière sur les ambitions de l’e-commerçant de déployer sa technologie "sans caissier" sur des surfaces bien plus grandes que celles des premiers Amazon Go. Ce magasin, situé sur East Pike Street, s’étend ainsi sur près de 1000 m², contre 150 à 200 m² pour le standard initial, que L'Usine Digitale a visité en janvier.

 

Plus de produits, une techno qui fonctionne (selon Amazon)

La technologie "Just Walk Out Shopping" semble identique aux magasins précédents : des bornes à l’entrée où le visiteur doit s’identifier via l’application dédiée et son QRCode, puis des caméras aériennes dotées d’une solution de vision par ordinateur combinées à la géolocalisation par smartphone afin de suivre les déplacements des clients et les flux de produits.

 

 

Le client sort ensuite sans passer par la caisse et sans avoir scanné ses achats, et reçoit sa facture sur son smartphone. Pas de comptoir de paiement, du moins qui soit visible. Des collaborateurs sont cependant présents pour l’accueil, le réapprovisionnement et pour répondre aux questions des clients.

 

 

Les médias américains qui ont eu la possibilité de visiter le magasin, à l'instar de The Verge ou de Geekwire, expliquent que l’offre est composée en grande partie de produits distribués par Whole Foods, l’enseigne acquise par Amazon en 2017 (dont les produits "365"). Mais l’assortiment est plus large que ce catalogue. Sur la page dédiée à Amazon Go Grocery, on trouve la liste des producteurs et fournisseurs du supermarché, dont une partie de produits locaux et bio qui ne sont pas commercialisés chez Whole Foods. Produits frais, pain, snacks, plats cuisinés, boissons alcoolisées : Amazon assure sur son site que ses produits sont issus des "meilleures cuisines et boulangeries locales de la ville et de la région". 5 000 références sont proposées, contre quelques centaines dans un Amazon Go classique.

 

 

Nos confrères de GroceryDive expliquent que l'assortiment a été défini par l'analyse des ventes en ligne sur Amazon Fresh, combinées à des études de marché. Et l’e-commerçant garantit également que le système a été conçu pour gérer des situations comme la manipulation de produits non emballés (fruits et légumes, produits à l’unité par exemple) ou l’achat d’alcool, qui nécessite normalement la présentation d’une pièce d’identité. "C'est un nouveau format, ce n'est pas seulement un Amazon Go plus grand, insiste Dilip Kumar, vice-président en charge d’Amazon Go, cité par Geekwire. C'est une sélection beaucoup plus large qui répond à ce que les gens recherchent lorsqu’ils font leurs courses". Articles ménagers et produits pour animaux sont également vendus dans les rayons.

 

La concurrence réagit

Sous l'impulsion d'Amazon, mais aussi des sociétés chinoises, les magasins automatisés ne cessent de se développer. Nombreuses sont les solutions se positionnant sur le marché, comme dernièrement celle du Français Belive, et plus tôt les américains AiFi, Smart Shelf, Zippin, Trigo Vision ou encore Grabango. 

 

Amazon n’a pas souhaité préciser si un éventuel plan de déploiement était à l'étude ; mais Amazon Go Grocery a tout de même l'air d'une nouvelle enseigne, si l'on en croit l'identité visuelle visible sur les sacs. 

 

 

Le société de Jeff Bezos met les bouchées doubles sur le commerce physique alimentaire. A Los Angeles, l'e-marchand planche sur un concept proche du supermarché et doté d'un espace dédié à l'automatisation du traitement des commandes. Amazon, qui a enregistré un chiffre d'affaires de 4,4 milliards de dollars au dernier trimestre sur la partie réseau physique (Whole Foods et Amazon Go), doit néanmoins faire face au réveil des acteurs traditionnels comme Walmart et Target, en pleine mutation omnicanale.

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