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Le projet de casque de réalité augmentée à 22 milliards de l'armée américaine subit des délais

Vu ailleurs Le projet de casque de réalité augmentée de l'Armée de terre des Etats-Unis, duquel Microsoft est partenaire, subit des délais. Ce contrat à 22 milliards de dollars concerne la fourniture de 120 000 casques de réalité augmentée pour équiper le soldat du futur. Les premiers tests opérationnels ont été repoussés à mai et septembre 2022.
mis à jour le 15 octobre 2021 à 09H26
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Le projet de casque de réalité augmentée à 22 milliards de l'armée américaine subit des délais
Le projet de casque de réalité augmentée à 22 milliards de l'armée américaine subit des délais © US Army

Mise à jour le 15/10/2021 : L'Armée de terre a précisé, par le biais d'un communiqué, que le contrat avec Microsoft sur la fourniture de 120 000 casque de réalité augmentée a seulement du retard. L'Armée a déplacé les tests opérationnels du casque IVAS et sa mise en service à une date ultérieure en 2022. Mais elle se dit toujours décidée à poursuivre l'amélioration cette plateforme technologique embarquée pour équiper le soldat du futur. Selon le nouveau planning, les premiers tests opérationnels seront réalisés en mai 2022 et une première unité doit être équipée en septembre 2022.

Article original : Un revers pour Microsoft. Le contrat à 22 milliards de dollars relatif à la fourniture de casques de réalité augmentée pour l'Armée de terre des Etats-Unis est suspendu, rapporte The Drive le 13 octobre 2021. En avril dernier, un contrat portant sur plus de 120 000 casques de réalité augmentée pour équiper le soldat du futur avait été signé entre Microsoft et l'Armée de terre.

Microsoft s'engageait alors à produire un casque spécifique pour les soldats, dérivé d'HoloLens 2. Baptisé Integrated Visual Augmented System (IVAS), ce casque doit être utilisé à la fois pour l'entraînement et lors des combats. Plusieurs prototypes ont été livrés à l'Armée de terre.

L'IVAS et ses capacités augmentées
L'ordre d'arrêter ce programme serait venu du bureau du secrétaire adjoint de l'armée pour l'acquisition, la logistique et la technologie, qui est maintenant "essentiellement en train de réinitialiser ce programme, en déterminant quel est le calendrier approprié et où se trouve la technologie", a expliqué William Glaser, responsable du Synthetic Training Environment Cross-Functional Team à l'Army Futures Command. La cause ou les causes de cette mise en pause du programme ne sont pas très claires pour l'instant. Mais des questions ont été soulevées autour de la maturité de certaines technologies derrière l'IVAS.

L'IVAS est doté d'une de capacités de vision nocturne et thermique. Il doit permettre d'afficher les signes vitaux des soldats, donner des indications de navigation ou encore transmettre des flux vidéo et d'autres données provenant de différents capteurs. Un système de fusion des capteurs permet de rassembler et traiter des données diverses afin de proposer une vue améliorer du champ de bataille. Le logiciel, doté de couches d'intelligence artificielle, pourrait également être capable, à terme, d'aider à détecter et identifier les menaces potentielles. Certaines versions prototypes du casque IVAS seraient dotées de capacités de reconnaissance faciale, ajoute The Drive.

Un casque pas suffisamment robuste ?
Toutefois, les prototypes n'étaient tout simplement pas suffisamment robuste pour être utilisés sur le terrain, rapporte The Drive. Par exemple, l'un des prototypes ne pouvait pas fonctionner sous la pluie. L'Armée a mené des tests plus rigoureux de la dernière version du casque IVAS et a évoqué des résultats positifs. Des soldats ont également porté ce casque dans un véhicule et durant des opérations aériennes.

Des questions ont été soulevées sur la batterie que les soldats ont besoin de porter sur leur gilet pour alimenter le casque.  Elles concernent la durée de vie de la batterie et la sécurité du soldat en cas de tire sur cette zone ou de dommages causés à la batterie. L'Armée a déjà déclaré par le passé avoir vu des progrès concernant la durée de vie de la batterie et leur résistance au risque d'incendie.

Malgré ces certains progrès, l'Armée est probablement parvenue à la conclusion que la technologie IVAS n'est pas prête pour une utilisation sur le terrain. Mais il est impossible de savoir si la suspension de ce programme est liée ou non aux raisons évoquées ci-dessus. The Drive rappelle que des salariés de Microsoft ont protesté contre le développement d'une version d'HoloLens pour les militaires. Et l'Armée de terre utilise déjà des lunettes ENVG-B avec des capacités de vision nocturne et thermique, et un système de de fusion des capteurs. Le service a déjà déclaré par le passé vouloir ajouter plus de capacités à l'ENVG-B.

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