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Le projet de smart city d'Alphabet à Toronto suscite l'inquiétude des experts

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Vu ailleurs Le projet de smart city lancé à Toronto en 2017 par Sidewalk Labs, la branche d’innovation urbaine d’Alphabet, est vivement critiqué par la population locale et certains experts consultants du projet. La protection de la vie privée ne serait pas respectée.

Le projet de smart city d'Alphabet à Toronto suscite l'inquiétude des experts
Le projet de smart-city imaginé par Sidewalk Labs sera mené dans le quartier de Quayside, à Toronto. © Sidewalk labs

Le projet de smart city porté par Sidewalk Labs, la branche d’innovation urbaine d’Alphabet, et Waterfront Toronto, une agence de développement canadienne, verra-t-il le jour ? Lancé en 2017, il prévoit la conception d’un quartier futuriste baptisé Quayside, à Toronto, capable de répondre aux problématiques urbaines en s’appuyant sur un éventail de technologies innovantes. Mais depuis son lancement, en 2017, le projet doit faire face à de nombreux obstacles. 

 

"Smart city de la surveillance"

En août dernier, la grogne des habitants, inquiets des conséquences du projet sur la protection de leurs données personnelles, avait conduit Sidewalk Labs à repousser la parution du plan final de développement au printemps 2019. Cette semaine, le 23 octobre, c’est au tour de la commissaire à la protection de la vie privée pour la région de l’Ontario, Ann Cavoukian, de faire part de ses craintes à ce sujet, rapporte The Guardian. Embauchée comme consultante sur ce projet, cette dernière a démissionné de son poste, déclarant dans un communiqué : “J’avais imaginé que nous allions créer une smart city respectueuse de la vie privée, pas une smart city de la surveillance”. Elle indique avoir appris lors d’un meeting la semaine dernière que Sidewalk Labs prévoyait de laisser des parties tierces et les développeurs avoir accès à des informations non anonymisées concernant les habitants de Quayside, poursuit le journal.


Un peu plus tôt ce mois-ci, une autre experte, en technologie, s’était elle aussi retirée du panel de consultants, arguant que la société ne répondait pas de façon adéquate aux problèmes de protections des données soulevés par les experts.


Les inquiétudes concernant ce projet sont d’autant plus vives que Quayside ne représente qu’un prototype. Sidewalk Labs, qui a initialement investi près de 50 millions de dollars dans ce marché, projette de vendre les technologies développées à d’autres villes dans le monde. Les failles concernant la collecte et la protection des données pourraient donc affecter un grand nombre de personnes si le projet restait en l’état. 

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