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Le projet de smart city Paris2Connect passe une étape avec les JO 2024 en vue

L'infrastructure intelligente est installée sur le trajet de 3,5 kilomètres identifié pour le projet de smart city Paris2Connect. Les caméras vidéos et thermiques, Lidar, capteurs sonores et capteurs de champs électromagnétique prennent des mesures. L'ensemble de ces données sont renvoyées vers un guichet unique que le groupement à l'origine de ce projet souhaite ouvrir aux start-up ou entreprises extérieures. Un appel à expérimentations est ainsi ouvert afin de trouver de nouveaux d'usages qui viendront côtoyer un robot autonome de logistiques, des navettes autonomes ou encore des essais de priorisation aux feux. Des expérimentations pourraient aboutir à des déploiements plus larges dans le cadre des JO 2024.
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Le projet de smart city Paris2Connect passe une étape avec les JO 2024 en vue
Le lampadaire de Signify bardé de capteurs. © Signify

Paris2Connect, le projet smart city mené par ATC France, passe à la vitesse supérieure. Un appel à expérimentation est ouvert jeudi 23 septembre 2021. L'objectif : proposer aux start-up et entreprises d'utiliser les données collectées dans le cadre de ce projet smart city pour un cas d'usage innovant, original ou pratique. Mais également, mettre à disposition l'infrastructure intelligente déjà installée au sein de la ville de Paris et trouver des solutions pratiques en vue des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

9 lampadaires intelligents
Le groupement derrière ce projet (ATC France, Aximum, Nokia, groupe RATP, Signify) a travaillé en étroite collaboration avec la ville de Paris. 9 mâts bardés de capteurs ont été installés le long d'un parcours de 3,5 kilomètres allant de l'avenue Pierre Mendès-France de gare d'Austerlitz à la gare de Bercy, en passant par la gare de Lyon. Ces mâts, dont la fonction première est d'éclairer l'espace public, sont également équipés de caméras thermique et vidéo, d'un lidar, d'un capteur sonore et de capteurs de champs électromagnétiques permettant de contrôler l’exposition de la population aux champs électromagnétiques.

L'ensemble de ces informations sont remontées sur un guichet unique. Ce sont ces données que le groupement souhaite mettre à disposition d'expérimentations qu'il juge pertinentes. Toute start-up et entreprise avec un projet intéressant peut postuler pour utiliser ces données ou cette infrastructure intelligente. Les partenaires mettent en avant le respect du RGPD qui entre en jeu pour les données personnelles, et par exemple l'exploitation des vidéos provenant des caméras. Cet appel à expérimentation est ouvert jusqu'au 26 novembre.

De premiers cas d'usage
Paris2Connect a mis en place de premiers cas d'usages pour montrer ce qu'il est possible de faire. Les caméras installées Quai de la gare permettent à Parking Map d'analyser en temps réel les flux de circulation à ce niveau, de mieux connaître les types de véhicules qui circulent, être alerté en cas de dysfonctionnement ou de congestion. Le groupement réfléchit également à établir une analyse similaire grâce aux capteurs sonores : l'idée est de transformer le son en informations (distinguer les voitures des roues, les véhicules thermiques des véhicules électriques, etc.).

Un petit robot autonome de logistique urbaine, conçu par le Français Twinswheel est également présent devant le ministère de l'Economie et des Finances. Bardé de capteurs (caméras, Lidar, capteurs ultrasons et GPS), le robot circule de façon autonome sur un parcours prédéfinis sur une zone préalablement cartographiée et fermée aux autres usagers.
 


La présence d'un opérateur de sécurité est obligatoire pour ces expérimentations de véhicule autonome. Ici, "le but est de mettre cet opérateur à distance", précise un porte-parole, et plus précisément à Cahors où est situé le siège social de l'entreprise. Grâce à une connectivité 4G, et plus tard 5G, l'opérateur peut reprendre le contrôle du véhicule en cas de problème. Grâce à cette expérimentation Twinswheel veut valider sa technologie et montrer ce qu'il peut faire. La start-up réfléchit également à comment présenter au mieux l'environnement du robot de logistique à l'opérateur à distance et quelles images lui diffuser.

 

Système de priorité aux feux
Paris2Connect teste un système de gestion des priorités à un carrefour. Une expérimentation qui pourrait déboucher sur un déploiement plus large à l'occasion des JO 2024. Une unité de bord de route peut dialoguer avec les contrôleurs situés au poste de commandement de Lutèce afin de leur signaler l'état des feux (le temps avant qu'il ne change de couleur). L'avantage de ce système, par au rapport au système de priorité aujourd'hui utilisé pour les bus, est qu'il est universel et peut fonctionner avec des véhicules connectés sans qu'il soit nécessaire de les équiper d'une infrastructure nouvelle.

Le but est de détecter les véhicules identifiés comme étant prioritaires avant leur arrivée au feu pour maintenir plus longtemps le feu vert ou le faire passer au vert s'il est rouge. Les ambulances et voitures de police pourraient être qualifiées de prioritaires comme des véhicules transportant des sportifs à l'occasion des JO 2024.

Une navette autonome
La RATP entend également bénéficier de cette infrastructure intelligence dans le cadre de son expérimentation de navette autonome qui doit relier les trois gares (gare de Lyon, gare d'Austerlitz et gare de Bercy). L'opérateur espère débuter ses tests en novembre pour accueillir les premiers voyageurs avant la fin de l'année.

Le but de cette expérimentation n'est pas que l'infrastructure communique directement avec la navette mais que des informations soient transmises à un opérateur à distance. Par exemple, si la route est engorgée l'opérateur pourra prévenir les passagers que le temps de parcours est rallongé et proposer des alternatives. Si un véhicule prioritaire arrive, comme une ambulance, il est possible d'adapter la vitesse de la navette pour laisser passer ce véhicule. Si un attroupement a lieu sur le trajet de la navette autonome, l'opérateur peut choisir de supprimer cet arrêt jugé trop dangereux.

Pour l'instant, l'opérateur à distance prendra les décisions. Il est nécessaire de bien appréhender les différents cas d'usages qui peuvent se présenter. Mais à terme, le but semble d'automatiser ce types de décisions et que l'infrastructure communique directement avec le véhicule autonome.

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