« Le rôle des technologies est essentiel au renouveau de l’industrie » Mehdi Sebti (ServiceNow)

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LES FACILITATEURS DE LA DIGITALISATION

La crise de la Covid-19 et la guerre en Ukraine ont fait entrer l'industrie dans une zone de turbulences. Alors que l'indépendance économique de la France passe par une relocalisation de ses industries, comment transformer le secteur pour renforcer sa compétitivité ? Les technologies vont intervenir de manière décisive dans ce renouveau, explique Mehdi Sebti, Principal Strategist, Inspire Value chez ServiceNow.

 

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 « Le rôle des technologies est essentiel au renouveau de l’industrie » Mehdi Sebti (ServiceNow)
Mehdi Sebti, Principal Strategist, Inspire Value (ServiceNow)

On entend de plus en plus parler de renouveau de l’industrie française. Qu’en est-il vraiment ?

Ce renouveau est une réalité ! La pandémie, la guerre en Ukraine et les problèmes d’approvisionnement en résultant ont démontré que la désindustrialisation de la France, en cours depuis plusieurs années, menait droit à l’échec. On s’est aperçu que la course à la globalisation, au low-cost et à la massification des usines ne fonctionne pas, ni économiquement, ni socialement, ni écologiquement.

Ce renouveau du modèle, déjà enclenché, se base sur l’innovation, les relocalisations, la montée à l’échelle des nouvelles technologies et la décarbonation. La France a tous les atouts pour tirer son épingle du jeu et conquérir dès aujourd’hui les marchés de demain afin d’assurer sa maîtrise industrielle, ses emplois et son rang au niveau mondial.

Pour preuve, nous disposons en France d’un vivier unique de startups dont une première licorne dans l’industrie en France - Exotec, ou encore un secteur automobile avec des acteurs qui passent à la vitesse supérieure dans leurs relocalisations - l'usine Renault de Douai, qui fabrique la Megane E-Tech, fabriquera les futures R5 et 4L.

Enfin, la réussite de ce renouveau de l’industrie reposera in fine sur la capacité des organisations à faire preuve de résilience afin de faire face à la volatilité des marchés, d'agilité pour se reconfigurer rapidement et de responsabilité dans leur impact environnemental et social.

IDC a publié une étude sur l’industrie 4.0. Pouvez-vous en commenter les grandes tendances ?

Cette étude menée en 2022 fait ressortir trois tendances.

D’abord celle de la « connected workforce » : six sociétés industrielles sur dix en France ont adopté des technologies mobiles pour équiper leurs équipes sur le terrain. Les tablettes mises à disposition des opérateurs permettent par exemple le suivi en temps réel de la production, donnant ainsi de la visibilité aux équipes commerciales et d’ingénierie.

Un autre point concerne la « connected factory » pour une production agile et résiliente. Le nombre de données récoltées, par les équipes notamment comme on vient de le voir, va exploser. L’étude IDC illustre cela : la part des équipements connectés aux systèmes d’information s’élevait, en moyenne, à 37 % en 2021. Cette proportion bondira à 49 % en 2023, et atteindra 68 % en 2025. Cela soulève un gros challenge de récolte et de partage des données. Cela crée une complexité technique croissante. Cette dette sera en partie résorbée le jour où les entreprises auront rapproché leurs systèmes d’information des systèmes opérationnels utilisés sur les lignes de production, pour que le niveau d’information soit identique partout.

Enfin, la dernière tendance concerne les nouveaux modèles industriels. Les industriels sont appelés à ne plus seulement développer des produits, mais aussi des services. C’est « l’économie de l’expérience » : les industriels exploiteront le digital pour fournir des services au-delà de la simple fourniture d’un objet matériel. Dans le secteur automobile par exemple, cela va de la possibilité de profiter de services de streaming tel que Spotify jusqu’à l’expérience de la réalité virtuelle dans l’habitacle avec lien direct avec les mouvements de la voiture en temps réel.

Concrètement, quel rôle vont jouer les technologies dans ce renouveau de l’industrie ?

Leur rôle est essentiel, car ce sont elles qui vont permettre l’accélération du renouveau et une meilleure adaptation aux environnements actuels.

Concrètement, si je prends l’exemple de notre plateforme ServiceNow, nous aidons les industriels à simplifier, à automatiser et à fluidifier leurs process. Nous sommes nés dans le Cloud donc par essence, nos solutions sont agiles et permettent la mise à l’échelle. Ensuite, nous défendons l’approche low code/no code pour que les équipes business puissent créer leurs propres applications au vu de la pénurie actuelle de ressources IT. Par exemple, l’un de nos clients dans l’automobile nous a demandé de l’accompagner à repenser le pilotage de sa chaîne d’approvisionnement. Il a pu refondre le process en un temps record : plutôt que de faire évoluer une technologie maison complexe et lourde, il a pu l’interconnecter à ServiceNow pour disposer d’une « tour de contrôle ». Cela permet un suivi de la chaîne d’assemblage en temps réel, pour des prises de décision plus rapides et plus efficaces.

Et l’humain dans tout ça ?

Le capital humain fait complètement partie du renouveau de l’industrie ! La relocalisation est au cœur des enjeux de RSE. Être une entreprise responsable, c’est aussi utiliser et former le tissu social existant.

Il y a bien sûr aussi un enjeu de formation notamment aux outils digitaux. Mais lorsque l’on voit combien les jeunes générations sont rompues à leur usage dans leur vie privée, il y a fort à parier qu’elles seront à l’aise pour se l’approprier aussi sur leur lieu travail, et notamment dans l’industrie.

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