Le Royaume-Uni serait en passe d'autoriser les équipements télécom Huawei sur son réseau 5G

Après des mois de discussions, Boris Johnson serait sur le point d’autoriser le Chinois Huawei à vendre ses équipements réseau 5G au Royaume-Uni. L’information, révélée par le Sunday Times publiée le 27 octobre, pourrait provoquer des tensions entre le Royaume-uni et les Etats-Unis.

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Le Royaume-Uni serait en passe d'autoriser les équipements télécom Huawei sur son réseau 5G

Après des mois de discussions, le Royaume-Uni serait sur le point d'autoriser le déploiement d'équipements télécoms Huawei au sein de son réseau 5G. Cette information, révélée par le Sunday Times et publiée le 27 octobre, viendrait corroborer les récentes déclarations du fondateur de l’entreprise, Ren Zhengfei, qui avait déclaré au journal britannique The Economist être prêt à mettre son expertise en matière de 5G en commun avec certains acteurs occidentaux.

Un accord strictement encadré

Les négociations, en cours depuis le mois d’avril, pourraient se concrétiser rapidement par un accord encadré par de nombreuses conditions "non litigieuses", c’est-à-dire des contrats conclus avec des tiers n’étant pas exposés à la surveillance éventuelle des autorités chinoises, accusées d’espionnage via le fabricant high tech. Il ne portera également que sur les parties du réseau les moins sensibles.

Les quatre grands opérateurs britanniques, à savoir EE, O2, Three et Vodafone, seraient plutôt favorable à cet accord, qui permettrait de développer un réseau plus hétérogène mais également de contraindre des acteurs comme Ericsson et Nokia à proposer des tarifs plus compétitifs. En avril dernier, Huawei avait reçu l’accord du conseil de sécurité national britannique pour vendre ses équipements sur le territoire. De son côté, la firme chinoise a récemment annoncé avoir avoir signé une soixantaine de contrats commerciaux avec des opérateurs du monde entier.

La France fait aussi preuve de prudence

Selon la presse britannique, le Premier ministre Boris Johnson doit encore répondre aux inquiétudes formulées par certains de ses ministres. Mais c’est sans doute davantage du côté de l’administration Trump, qui exerce une pression pour convaincre les pays européens d’écarter Huawei de leurs projets 5G, que des tensions pourraient surgir, en pleine tempête commerciale sino-américaine.

Si l’Allemagne a autorisé le mois dernier Huawei à déployer des antennes relais, la France a pour sa part souhaité encadrer le développement du réseau en exigeant des opérateurs télécoms français un régime d’autorisation préalable à l’exploitation d’équipements 5G pour leurs réseaux. Le Premier ministre peut refuser "s’il estime qu’il existe un risque sérieux d’atteinte aux intérêts de la défense et de la sécurité nationale" ou soumettre l’autorisation à des conditions.

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