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Le scandale Prism a un an... et nous sommes toujours sous surveillance

Les révélations d'Edward Snowden sur le programme de surveillance massive de la NSA, en juin 2013, ont mis au jour des pratiques globales méconnues du grand public. Au delà des questions sur la protection de la vie privée, le scandale "Prism" a ébranlé l'écosystème numérique et dévié de leur course effrenée aux données les géants à son sommet.
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Le scandale Prism a un an... et nous sommes toujours sous surveillance
Le scandale Prism a un an... et nous sommes toujours sous surveillance © ekai - Flickr - C.C.

Le 6 juin 2013, à la suite des révélations d'Edward Snowden, les journaux The Guardian et The Washington Post révèlent l'existence d'écoutes téléphoniques massives de la part des services de renseignement américains.

Une information qui fait l'effet d'une bombe au niveau mondial, rapidement confirmée par le président Barack Obama : la National Security Agency (NSA) dispose d'un accès direct aux données hébergées par les géants américains des nouvelles technologies, parmi lesquels Google, Facebook, YouTube, Microsoft, Yahoo!, Skype, AOL ou encore Apple.

Le scandale Prism, du nom du programme de surveillance par la collecte de renseignements à partir d'Internet et d'autres fournisseurs de services électroniques de la NSA, est né.

Les big techs à la rescousse de leurs utilisateurs

Très vite, les entreprises du numérique montrent patte blanche. Tout au long de l'été 2013, les "big techs" multiplient les prises de parole, publicisent leurs demandes auprès des autorités pour révéler le nombre et le contenu des requêtes de la NSA, s'unissent dans des associations afin de montrer leur engagement vers plus de transparence.

Acculée malgré le soutien du gouvernement américain, la NSA supprime 90 % de ses administrateurs systèmes dans le but de réduire le nombre de personnes ayant accès à des informations sensibles.

Le 16 janvier 2014, le président Obama se fend d'un discours sur la réforme des opérations de surveillance américaines. Des annonces insatisfaisantes et purement cosmétiques pour les observateurs, qui n'empêchent pas les patrons des majors américaines du numérique comme Mark Zuckerberg (Facebook) ou Eric Schmidt (Google) de taper régulièrement du poing sur la table.

Un an tout juste après la révélation de ce scandale international, la situation n'a pas beaucoup évolué. Le 5 juin, neuf patrons des plus grosses entreprises américaines visée par les requêtes de la NSA ont adressé une lettre ouverte aux membres du Sénat pour exiger une législation sur la surveillance plus restrictive pour les agences de renseignement fédérales.

Anniversaire funeste ou heureux ?

Alors anniversaire funeste pour la protection des données personnelles et du droit à la vie privée ou heureux pour la boîte de Pandore que les révélations d'Edward Snowden ont permis d'ouvrir au grand jour ?

Prism n'est pas le premier programme de surveillance massive et ne sera sûrement pas le dernier. Vodafone, le géant britannique des télécoms par le biais duquel le scandale des écoutes avait été révélé par The Guardian, révèle justement ce 6 juin dans un document l'existence de "mouchards secrets" utilisés par de nombreuses agences gouvernementales de renseignement pour espionner les conversations téléphoniques de ses 400 millions de clients dans 29 pays.

Les scandales de cybersurveillance se suivent et se ressemblent...

Elodie Vallerey

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