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Le smartphone qui surveille la pollution

Il suffit de fixer un petit boîtier sur le téléphone pour le transformer en un instrument de mesure de la concentration des poussières dans l’air. Du coup, chaque porteur de smartphone peut servir de capteur de pollution.  

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Le smartphone qui surveille la pollution
Le smartphone qui surveille la pollution

Bardés de capteurs (localisation, mouvement, images, sons…), les smartphones disséminés dans la nature sont les instruments les mieux placés pour effectuer des campagnes de mesures " participatives " à grande échelle (voir article sur le " crowdsensing "). Jusqu’ici, les chercheurs en " crowdsensing "  (la mesure par la foule) se contentent le plus souvent de récupérer les données les plus facilement accessibles : les positions et les déplacements des porteurs de smartphone. Des informations surtout utiles pour étudier les transports et… l’utilisation des réseaux de téléphonie mobile.

Avec le système inventé au Karlsruhe Institute of Technology (KIT, Allemagne), le crowdsensing pourrait s’ouvrir à une autre application : la surveillance de la pollution. Plus précisément, la mesure de la concentration des poussières dans l’air. Un petit boîtier fixé sur le smartphone suffit à le transformer en capteur de pollution. La mesure repose sur une détection optique des poussières, en utilisant le flash et le capteur d’image du smartphone.

La comparaison avec des mesures effectuées par des instruments spécialisés – ceux qui équipent les stations de surveillance de la pollution - ont montré que les résultats étaient valables, même s’ils sont moins précis. Mais l’idée est que la consolidation des résultats de nombreux smartphones permettra de dresser une carte précise de la concentration en particules dans une zone. D’autant plus que la qualité de la mesure augmente avec le nombre de participants,

C’est pourquoi, tout en s’efforçant d’améliorer la précision intrinsèque du capteur, afin de détecter des particules plus fines, les chercheurs du KIT travaillent aussi sur la manière d’inciter les citoyens à participer, et sur la protection de leur vie privée.

Thierry Lucas

 
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