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Le spécialiste de la navette autonome EasyMile renforce ses équipes de conception à Toulouse

La navette autonome EZ10 développée par la startup EasyMile multiplie les campagnes de tests partout dans le monde et passe progressivement en exploitation commerciale, avec à la clef de nouveaux recrutements d'ingénieurs à Toulouse.
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Le spécialiste de la navette autonome EasyMile renforce ses équipes de conception à Toulouse
Benoit Perrin, directeur des opérations chez EasyMile dans le hangar de la société sur la zone de Francazal, à Cugnaux. © Marina Angel

Dévoilée à l'édition 2014 du Mondial de l'Automobile à Paris, la navette autonome EZ10, développée par la start-up toulousaine EasyMile, totalise plus d'une centaine de campagnes de tests réalisés à ce jour dans une vingtaine de pays, sur tous les continents et s'apprête à passer à la vitesse supérieure. Au programme : l'internationalisation et le renforcement de ses équipes de R&D.

 

Le soutien d'Alstom et de Continental

Après avoir bouclé un premier tour de table de 14 millions d'euros auprès d'Alstom, en tout début d'année 2017, EasyMile a officialisé un nouvel accord, signé en juillet dernier, avec l'équipement Continental, qui est entré à son tour au capital de la société avec une prise de participation minoritaire. L'objectif est d'accélérer le développement des technologies embarquées par les navettes autonomes et d'accompagner leur déploiement commercial à grande échelle. De quoi booster la start-up toulousaine.

 

Plus de 120 000 km en déplacements cumulés

Conçu pour résoudre la problématique du transport de passagers sur des petites distances (le fameux dernier kilomètre), son minibus électrique sans chauffeur peut embarquer jusqu'à 12 passagers (six assis et six debout) et circule à une vitesse moyenne de 15 à 20 km/h, avec une autonomie de l'ordre de 14 heures. "La vitesse maximale est de 40 km/h, mais la présence de piétons, ou d'autres véhicules, ainsi que les configurations de service, nous amènent à limiter la vitesse de circulation", explique Benoit Perrin, directeur des opérations chez EasyMile.

Si les premiers tests ont été conduits en sites ultra-sécurisés, les campagnes ont été multipliées pour des cas d'usages très divers, souvent sur des sites de grandes entreprises, de quartiers d'affaires ou de parcs d'attraction, mais aussi, et pour des campagnes souvent conçues sur plusieurs mois, pour tester très concrètement, en conditions réelles, de nouvelles solutions de déplacements urbains. Des navettes EZ10 ont ainsi été mises en service pendant 3 mois à Paris, par la RATP, entre la gare d'Austerlitz et la gare de Lyon. "Nous totalisons pas moins de 120 000 km en déplacements cumulés, sur des sites privés ou publics et dans des situations de circulation très diverses, qui ont tendance à se complexifier", souligne Benoit Perrin, directeur des opérations chez EasyMile.

 

Les premières retombées commerciales

Initialement testée en voie sécurisée, la navette a démontré au fil des campagnes, sa capacité à circuler sur des espaces partagés avec des piétons, et en trafic mixte, avec des vélos ou parfois même, d'autres véhicules autorisés (bus, voiture de services, poids lourds…). Certaines expérimentations ont abouti à des premières exploitations commerciales. C'est déjà le cas à Singapour, sur le site de Garden by the bay, un parc d'une centaine d'hectares, mais aussi à Arlington, au Texas (Etats-Unis), pour assurer une liaison entre les parkings et le stade, les jours de matches.

 

50 recrutements d'ingénieurs prévus d'ici quelques mois à Toulouse

La startup dispose actuellement d'une quarantaine de navettes qui tournent un peu partout dans le monde. Entre l'accélération des campagnes de tests et les premières exploitations commerciales, la production, assurée par Ligier dans son usine de Vichy (Allier), monte en puissance. "Nous venons de passer à une cadence de 2 véhicules par semaine", indique Benoit Perrin.

Les navettes sont ensuite acheminées à Cugnaux, dans l'agglomération toulousaine, où elles subissent des derniers tests avant expédition. Sur ce site, installé sur l'ancienne zone militaire de Francazal, réaménagé en zone d'activités économiques, la startup dispose à la fois d'un hangar, de surfaces de bureaux pour ses équipes de validation, de support et de maintenance et d'un site pilote pour ses essais en extérieur. Une implantation qui complète les bureaux toulousains, où sont hébergés le siège social, les équipes commerciales et les bureaux d'études. La société a également ouvert des bureaux à Singapour et à Denver, au Colorado et une nouvelle implantation est en préparation à Berlin.

Entre mi-2015 et fin 2016, les effectifs d'EasyMile sont passés de 15 à 50 salariés et en moins d'un an, ils ont encore été doublés. La société emploie actuellement un peu plus d'une centaine de salariés, dont 80 sur ses deux sites toulousains et prévoit encore le recrutement d'une cinquantaine d'ingénieurs pour renforcer les équipes de R&D, principalement à Toulouse. "Nous recherchons principalement des profils d'ingénieurs avec des expertises en robotique, vision par ordinateur et intelligence artificielle", insiste Benoit Perrin.

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