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Le téléphone d'Emmanuel Macron a été ciblé par le logiciel espion Pegasus

Vu ailleurs L'un des téléphones d'Emmanuel Macron a été ciblé par le logiciel espion Pegasus, acheté par les autorités marocaines à l'entreprise israélienne NSO Group. En l'absence d'expertise, il n'est pas possible de savoir si l'appareil a été réellement infecté et si des données ont été dérobées grâce à cette intrusion.
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Le téléphone d'Emmanuel Macron a été ciblé par le logiciel espion Pegasus
Le téléphone d'Emmanuel Macron a été ciblé par le logiciel espion Pegasus © Gilles Lambert/Unsplash

Les révélations se poursuivent au sujet du logiciel espion Pegasus, commercialisé par la société israélienne NSO Group. L'un des téléphones appartenant au président de la République Emmanuel Macron a été ciblé par ce mouchard, d'après l'enquête menée par un consortium de médias dont la cellule investigation de Radio France et Le Monde font partie.

Pas de preuve d'infection
"Si ces faits sont avérés, ils sont très graves. Toute la lumière sera faite sur ces révélations", a réagi l'Elysée. Après plusieurs années d'enquête, les journalistes ont découvert qu'en mars 2019, une agence de renseignement du Maroc, clientèle de NSO Group, a entré l'un des numéros de téléphones du chef d'Etat français dans Pegasus, d'après Franceinfo

Ce numéro de téléphone avait fuité entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2017 avec les "Macronleaks", la fuite de 20 000 emails liés à la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. En revanche, en l'absence d'expertise, les journalistes n'ont pas pu déterminer si le téléphone avait réellement été infecté par le logiciel espion. 

L'entourage d'Emmanuel Macron ciblé
Plusieurs numéros de téléphone appartenant à des membres de l'entourage d'Emmanuel Macron ont été également été ciblés par les autorités marocaines. Sont concernés Franck Paris, son conseiller Afrique, ainsi qu'Alexandre Benalla, son ancien chef de sécurité. Mais la liste ne s'arrête pas là. Presque la totalité des ministres composant le gouvernement français en 2019 ont été ciblés, tels qu'Edouard Philippe (Premier ministre) et son conseiller Gilles Boyer, Christophe Castaner (ministre de l'Intérieur), Nicole Belloubet (ministre de la Justice), Bruno Le Maire (ministre de l'Economie)...

Sont aussi concernés des personnalités politiques qui n'étaient pas dans le gouvernement. Ainsi, le maire de Béziers, Robert Ménard, a été visé par Rabat comme le député insoumis Adrien Quattenens, l’ancien candidat à la présidentielle Olivier Besancenot, l’ex ministre de François Hollande Myriam El Khomri, le parlementaire de la majorité Cédric Villani, mais aussi Gilles Le Gendre lorsqu’il était le patron des députés LREM en 2019. 

Les potentielles victimes s'étendent au-delà de la classe politique. Rabat a également ciblé Chems-Eddine Hafiz, le recteur de la grande mosquée de Paris ainsi que Bernard Squarcini, l'ancien patron de la direction centrale du renseignement intérieur (ex DGSI). 

Le parquet de Paris ouvre une enquête sur l'espionnage de Mediapart
Aucune procédure judiciaire n'a encore été ouverte sur ces révélations. En revanche, le parquet de Paris a ouvert une enquête sur l'espionnage de deux journalistes de Mediapart, Edwy Plenel et Lénaïg Bredoux, pour atteinte à la vie privée, interception de correspondance, accès frauduleux à un système informatique et association de malfaiteurs. Le Canard Enchaîné et Reporters sans frontières (RSF) ont également déposé une plainte.

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