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Le Varois Optis fait entrer la réalité virtuelle dans le démantèlement nucléaire

Conceptrice de solutions de réalité virtuelle pour l'industrie, la société varoise vient de convaincre un grand groupe japonais d'utiliser sa solution HIM de simulation humaine grandeur nature pour des interventions de démantèlement de centrales nucléaires.
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Le Varois Optis fait entrer la réalité virtuelle dans le démantèlement nucléaire
Le Varois Optis fait entrer la réalité virtuelle dans le démantèlement nucléaire

Après l'avoir implantée dans l'industrie automobile (Bentley, Renault...), Optis avait fait de "HIM" la vedette en 2015 de son stand au Salon du Bourget. Elle démontrait tous les attraits pour la formation en maintenance aéronautique de sa solution de réalité virtuelle, développée avec Airbus Group. "HIM" va se déployer désormais dans un nouveau secteur. La société implantée à La Garde, près de Toulon (Var), a remporté l'appel d'offres de l'un des plus grands groupes industriels japonais (elle n'est pas autorisée à citer son nom) pour former les opérateurs et techniciens en charge du démantèlement des centrales nucléaires.

 

Entrainer les équipes aux bons gestes

"Le nucléaire est un environnement particulièrement hostile dans lequel le temps d'intervention est strictement limité afin d'éviter les risques d'irradiation. Notre client va se servir de notre technologie immersive pour entraîner ses équipes à maîtriser les bons gestes dans le bon timing", explique le PDG d'Optis, Jacques Delacour. Combinant lunettes, manettes et écran géant, HIM permet de simuler complètement l'intervention humaine à l'intérieur de l'infrastructure. Elle va jusqu'à reproduire les radiations susceptibles d'affecter les opérateurs ou des situations qui nécessitent une évacuation d'urgence.

"L'une de nos forces est notre capacité à concevoir et charger de très gros modèles de structures industrielles telles que des centrales, non pas en CAO, mais en nuages de points. Aucun autre logiciel ne permet de traiter de tels modèles en temps réel. On peut ainsi changer tout ce qui existe", poursuit Jacques Delacour.

 

Ambitions asiatiques

En 2015, la PME a enregistré une croissance de 35% (son chiffre d'affaires n'est pas divulgué). 95% de son activité provient de l'international, avec quelque 2 500 clients sur une cinquantaine de pays. "Le Japon, couvert par notre filiale de Tokyo et depuis l'an dernier par un nouveau bureau à Nagoya, reste notre premier marché à l'export, mais nous voulons encore grandir sur l'Asie, en particulier sur la Corée du Sud", poursuit le dirigeant. L'entreprise sera d'ailleurs présente du 19 au 21 avril au salon "Design Engineering & Manufacturing Solutions" (DMS) à Nagoya, ciblé sur l'informatique et les systèmes pour les industries de fabrication.

 

L'entreprise dispose également de représentations en Chine et en Inde. Optis emploie 200 personnes, un effectif qui a doublé en trois ans. Près de la moitié est basé à l'étranger. Elle prévoit cette année de lancer de nouvelles solutions pour la simulation de conduite autonome pour les véhicules connectés.

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