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Dans l'accident mortel, le véhicule autonome Uber aurait choisi d'ignorer la femme traversant la route

Vu ailleurs Uber a rendu son rapport préliminaire à propos de l'accident mortel survenu en mars 2018 en Arizona. Le véhicule autonome aurait bien détecté la femme traversant la route avec son vélo, mais le logiciel aurait décidé de l'ignorer et poursuivre sa route, selon The Information.
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Dans l'accident mortel, le véhicule autonome Uber aurait choisi d'ignorer la femme traversant la route
Dans l'accident mortel, le véhicule autonome Uber aurait choisi d'ignorer la femme traversant la route © Gregory J Murphy

Le véhicule autonome d'Uber, ayant mortellement percuté une femme en mars 2018 en Arizona, aurait détecté sa présence. Mais un problème serait survenu avec le logiciel indiquant au véhicule comme réagir lorsqu'il rencontre un objet, selon The Information qui s'est procuré les conclusions préliminaires d'Uber. Le logiciel auait "décidé" n'avoir pas besoin de réagir immédiatement.
 

Des obstacles ignorés par le véhicule

Les logiciels peuvent ignorer des "faux positifs". Ces deniers sont des "obstacles" détectés par les caméras, LiDAR et autres capteurs, ne posant pas de réel problème au véhicule. Par exemple, la voiture autonome doit pouvoir détecter et ignorer les sacs plastiques. Sauf qu'ici le logiciel a mal réagi en jugeant qu'il n'était pas nécessaire que la voiture s'arrête.

L'opérateur, devant être en capacité de reprendre le contrôle du véhicule à tout moment, ne semblait pas prêter attention à la route à ce moment-là et n'a pas, lui non plus, réagi, poursuit The Information. La femme traversant la route a donc été percutée à près de 60 km/h avant de décéder des suites de ses blessures.

 

Conduite souple ou brusque ?

Dans ses investigations Uber arrive donc à la conclusion que les caméras, LiDAR et autres radars permettant au véhicule de "voir" ont correctement fonctionné, détaille The Information. L'accident serait principalement dû à un mauvais réglage. Uber souhaite que les passagers vivent un trajet confortable avec une conduite souple et la moins brusque possible, c'est pourquoi la société de VTC règle la détection des faux positifs de manière plus large que d'autres sociétés comme Waymo ou General Motors Cruise. Les véhicules autonomes de ces dernières sociétés freineraient plus fréquemment et la conduite serait moins fluide que dans un véhicule Uber, explique The Information.

 

Une meilleure formation pour les opérateurs ?

Un autre problème soulevé par cet accident est la formation des opérateurs derrière le volant des véhicules tests. Dans ce cas précis, on ne sait pas quelles mesures a pris Uber à son encontre, mais la personne est toujours employée par l'entreprise de VTC, affirme The Information.

 

Dans le but d'éviter un nouvel incident de ce type, il faudrait revoir la formation des opérateurs et embaucher des personnes plus expérimentées. Une autre solution peut passer par la mise en place d'alertes qui préviennent "le conducteur" lorsque le véhicule détecte un faux positif et fait le choix d'ignorer un obstacle. Uber, pour l'instant, a fait le choix d'embaucher Christopher Hart, un ancien employé du National Transportation Safety Bord (NTSB). Ce dernier doit évaluer la politique de sécurité de l'entreprise et plus globalement la culture d'entreprise sur la sécurité. De la sécurité des systèmes à la façon dont sont formés les opérateurs, Christopher Hart doit tout examiner. A charge pour lui de faire des propositions afin qu'Uber améliore sa culture d'entreprise sur ce sujet.

 

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