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Le véhicule autonome va-t-il écraser toutes les autres formes de mobilité ?

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Étude Le cabinet Roland Berger a réalisé une étude sur les nouvelles formes de mobilité. Il voit la mobilité autonome décoller entre 2025 et 2030. Les "robocabs" – navettes et VTC autonomes – devraient à terme se substituer aux autres modes de mobilité partagée.

Le véhicule autonome va-t-il écraser toutes les autres formes de mobilité ?
Le véhicule autonome va-t-il écraser toutes les autres formes de mobilité ? © Navya

L'avènement des "robocabs" est prévu pour 2025. Le cabinet Roland Berger le prédit dans sa dernière étude, consacrée aux nouvelles formes de mobilité. Derrière ce terme, "robocabs", se cachent les flottes véhicules autonomes, taxis, VTC et navettes sans conducteur, qui devraient arriver sur les routes aux alentours de 2020-2022.

 

Cette armée de voitures et transports collectifs sans conducteurs va transformer profondément l'écosystème des transports partout dans le monde, préviennent les experts du cabinet. En particulier dès 2025, lorsque la flotte de robocabs aura atteint une masse critique suffisante.

 

Les robocabs, 30% des trajets en 2030 ?

En attendant, les nouvelles formes de mobilité (deux roues et voitures en libre-service, VTC, autopartage, covoiturage courte et longue distance) vont continuer à se développer. Ils devraient représenter, en cumulé, 6% des kilomètres parcourus par les Européens en 2025, contre 0,5% aujourd'hui. Roland Berger voit en particulier le covoiturage entre particuliers poursuivre sa croissance, tandis que la part de marché des VTC va stagner.

 

Mais entre 2025 et 2030, les robocabs devraient tout écraser sur leur passage, jusqu'à englober toutes les autres formes de mobilité. "Les robocabs seront quatre fois moins chers que le taxi, aussi compétitifs que le bus ou le vélo. Les navettes autonomes pourront transporter deux fois plus de passagers tout en étant deux fois plus profitables que les transports avec chauffeur", annonce Didier Bréchemier, spécialiste Transport chez Roland Berger. "Les autres services deviendront des modalités d'usage des robocabs", ajoute-t-il. Roland Berger prédit que les robocabs représenteront 26% des déplacements en 2030.

 

quelle place pour les constructeurs auto ?

S'ils ne s'adaptent pas, les premiers perdants pourraient être les constructeurs automobiles. La demande de véhicules va en effet baisser, selon le cabinet, entre 2025 et 2030. La chute des ventes atteindrait, pendant cette période, -32% au niveau mondial, -45% en Europe et -60% en France ! Seule le segment premium tirerait son épingle du jeu, tandis que les véhicules d'entrée de gamme seraient "commoditisés".

 

Le paradoxe, c'est que le niveau global de mobilité augmenterait, de 6 milliards de kilomètres parcourus par les Européens en 2015 à 6,6 milliards en 2030. Et puisque la mobilité autonome serait particulièrement rentable (y compris dans le secteur ferroviaire, souligne Roland Berger), le chiffre d'affaires du secteur diminuerait, mais les profits augmenteraient significativement. Mais alors qui captera cette croissance annoncée ? Constructeurs, GAFA, sous-traitants, équipementiers, start-up ? Quel sera le rôle des villes qui intègreront progressivement la voiture autonome à leur mix de transports? L'essor du travail à distance et la transformation des centres urbains auron-t-ils un effet sur le modèle prédit par Roland Berger ? Voici quelques-unes des questions – passionnantes – soulevées par son étude.

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

4 commentaires

Paul Plak

21/10/2016 23h04 - Paul Plak

L'augmentation de la mobilité viendra des personnes actuellement sans permis, qui pourront envisager l'usage occasionnel d'une voiture partagée (robotaxi ?) ou bien l'achat d'un véhicule individuel. Il pourra aussi être utilisé par des enfants et des jeunes de moins de 18 ans et bien sûr le 3e âge. Je ne vois pas les services ferroviaires disparaître, mais ils devront offrir un surcroit de qualité (vitesse commerciale élevée, confort), par contre les bus urbains ne survivront que sur des lignes très fortes, idem pour les trams. La grande question sera de savoir quelle part de la mobilité autonome partira vers des véhiciles partagés et collectifs, et quelle part ira vers des véhicules individuels, qui devront toujours être stationnés à destination et à l'origine.

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Faf

20/10/2016 21h02 - Faf

Non, moins de bouchons. La source principale de bouchon sont dus aux ondes de ralentissements et d'accelerations. Hors la véhicules autonomes pourrons circuler en "trains" car elles seront connectées entre elles. Donc freineront et démarrerons au même moments.

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PELUCHON

20/10/2016 10h25 - PELUCHON

Je ne comprends pas la phrase "y compris dans le secteur ferroviaire", et à mon avis, l'avènement de la voiture autonome scellera la fin du train, et de tout ce qui roule sur un rail, beaucoup trop rigide. Le rôle des villes : quand la voiture autonome aura gagné, elles pourront supprimer les feux rouges, les ronds-points (quel pied!!), les STOP, tous les panneaux, les arrêts de bus (plus de bus), … les rails. Restera-t-il les passages piétons? Mais restera-t-il des piétons?

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THIERRY Bernard

19/10/2016 18h11 - THIERRY Bernard

ça promet de sacrés bouchons!

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