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Le virus Facebook est-il en voie d’extinction ?

Deux chercheurs de l’université de Princeton ont appliqué des modèles mathématiques habituellement utilisés pour étudier la propagation de maladies infectieuses afin d’évaluer la diffusion "virale" des réseaux sociaux. D’après leurs calculs, Facebook peut avoir du souci à se faire.
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Le virus Facebook est-il en voie d’extinction ?
Le virus Facebook est-il en voie d’extinction ? © Facebook

Facebook pourrait perdre 80% de ses abonnés dans les trois années à venir. C'est ce qu'avancent deux chercheurs de l’université de Princeton qui ont comparé le modèle de propagation des réseaux sociaux à celui des maladies infectieuses. Ils ont appliqué un modèle mathématique de maladies infectieuses (le SIR model – pour "susceptible, infected, removed", créé en 1927) aux phénomènes d’adoption et de rejet des réseaux sociaux. Dans leur logique, la phase d’adoption d’un site serait analogue à la propagation d’un virus, tandis que l’abandon serait comparable à la phase de rétablissement. Le parallèle a du sens : tout comme un virus est transmis par contact, on s’inscrit à un média social parce que ses amis et connaissances y sont déjà présents. On parle d'ailleurs de marketing "viral", comme une angine ou autre maladie virale.

Pour Facebook, la maladie du désamour

Les deux chercheurs ont voulu valider leur approche par un cas concret. Ils ont appliqué leur modèle au cas Myspace, qui a connu un pic de popularité en 2008 avant de tomber dans l’oubli. En se basant sur les variations du nombre de requêtes sur Google entre 2004 et aujourd’hui, ils ont pu retracer l’ascension puis la chute du réseau social et conforter leur méthode.

Le même modèle mathématique a été appliqué au cas Facebook. Les résultats s’avèrent particulièrement inquiétants pour la firme de Mark Zuckerberg. D’après les chercheurs, le réseau social a déjà connu son pic de popularité et est entré dans une phase de déclin. Il pourrait perdre "80% de sa base d’utilisateurs entre 2015 et 2017".

Les résultats de cette étude sont sujets à caution, celle-ci n’ayant pas encore fait l’objet de publication scientifique.  Mais elle devrait conforter Mark Zuckerberg dans son inquiétude : pour le fondateur du réseau social, Facebook n’est plus "cool", ses jeunes utilisateurs s'en détournent au profit de nouveaux outils comme SnapChat ou WhatsApp. Contre ce virus qui s'insinue lentement dans les esprits, pas de remède miracle.

Sylvain Arnulf
 

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