Le VTC Freenow propose des taxis sur son application à Paris et en Ile-de-France

L'application de VTC Freenow, détenue par Daimler et BMW, propose désormais des courses en taxi à Paris et dans les villes limitrophes. Un pas de plus en vue de devenir la super app de mobilité urbaine à l'échelle européenne. Et une façon de gagner de nouveaux utilisateurs en vue de poursuivre sa quête de rentabilité.

 

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Le VTC Freenow propose des taxis sur son application à Paris et en Ile-de-France

Freenow, le service de VTC de Daimler et BMW, ajoute les taxis à sa panoplie de services de mobilités accessibles sur son application. Si cela fait déjà trois semaines que ce service est en train d'être testé et affiné, Freenow annonce ce 1er juin 2022 le lancement officiel de cette nouvelle offre.

400 chauffeurs de taxi

Concrètement, les utilisateurs de Freenow verront la solution d'un trajet en taxi s'afficher aux côtés de celles en VTC (Green, standard, berline, van), vélo, trottinette et scooter électriques. Pour l'instant ce sont environ 400 chauffeurs de taxis qui exercent notamment via Freenow. Au global ce sont "un peu plus 20000 chauffeurs en Ile-de-France dont 10000 indépendants qui sont recensés", assure Dimitri Tsygalnitzky, directeur général chez Freenow France, qui espère séduire 4000 à 5000 chauffeurs d'ici la fin de l'année. Si pour l'instant aucun accord n'a été passé avec une société gestionnaire de taxis, Freenow ne l'exclu pour l'avenir. "Il faut un intérêt pour tous pour nouer un partenariat. Je soupçonne que G7 et Alpha taxis nous voient plus aujourd'hui comme des concurrents que comme des partenaires."

Pour les utilisateurs qui souhaitent réserver un taxi, une fourchette de prix s'affiche et non pas un prix fixe. Le prix de la course finale est déterminé au taximètre dont le chauffeur entre le montant final dans l'application pour que le paiement soit automatiquement fait via l'application. "Après 10000 courses réalisées durant la phase de rodage, la fourchette de prix est suffisamment précise, assure Dimitri Tsygalnitzky, puisque la marge d'erreur est de 1% sauf situation exceptionnelle."

Freenow prend une commission de 15% auprès du chauffeur du taxi qui peut récupérer 2,5 points de TVA pour une commission réelle qui s'élève ainsi à 12,5%. Le service de VTC ajoute que les chauffeurs ne sont pas engagés et ne signe pas de clause d'exclusivité.

Freenow cherche de nouveaux utilisateurs

Freenow ne semble pas vouloir compenser un manque éventuel de chauffeur, même si avoir des options de transports supplémentaires au moment des pics (tôt le matin, en fin de journée ou le samedi soir) est bienvenu. Dimitri Tsygalnitzky explique avoir eu une demande très forte de la part des utilisateurs car une grosse partie de la clientèle est BtoB. "L'accès aux aéroports ou aux gares est plus pratique en taxi et la circulation sur les couloirs de bus facilite grandement la circulation à Paris où le trafic est très important", explique-t-il. Une gestion également plus facile pour les hôtels et restaurants qui réservent des courses pour leur clientèle qui paye ensuite.

"Ce service coexiste avec celui des VTC et n'influe pas sur le prix des courses", ajoute Dimitri Tsygalnitzky. Freenow propose un service additionnel comme il le fait sur l'ensemble des pays européens. "Les offres ne se cannibalisent pas, assure Dimitri Tsygalnitzky. Au contraire, cela permet d'attirer encore plus d'utilisateurs puisque ceux qui réservent des taxis aujourd'hui le font sur d'autres applications. En venant sur Freenow ils pourront voir la variété d'offres disponibles et envisager de monter à bord d'un VTC si la course en taxi est beaucoup plus chère."

Une façon pour Freenow de séduire de nouveau utilisateurs. Un besoin essentiel. "Le principal vecteur de croissance va venir de nouveaux utilisateurs à acquérir", assure Dimitri Tsygalnitzky qui explique que depuis le Covid-19 les anciens utilisateurs sont revenus mais prennent moins le VTC en raison du télétravail et des déplacements à la campagne ou ailleurs le week-end. Mais la stratégie fixée par BMW et Daimler amène Freenow jusqu'en 2024 : l'application doit continuer à gagner des parts de marché en Europe d'ici là et prouver qu'elle est rentable.

Freenow veut devenir la super app de mobilité

Quant à la question de savoir si d'autres villes françaises suivront, Dimitri Tsygalnitzky déclare ne rien s'interdire et ne rien planifier. Freenow attend de voir d'ici la fin de l'année comme ce nouveau service réagit avant de le déployer dans d'autres villes où même d'ouvrir de nouvelles villes grâce aux taxis.

Pour Freenow, cette annonce n'est pas tellement une surprise puisque le taxi est le cœur de métier de ce service de mobilité dans de nombreuses villes européennes. Dimitri Tsygalnitzky évoque une "évolution logique" pour Freenow qui souhaite devenir "la super application de mobilité urbaine à l'échelle européenne." Il ajoute être actuellement en discussion avec Ile-de-France Mobilités pour proposer des tickets de transport en commun si possible d'ici la fin de l'année. D'autres transporteurs dans l'auto-partage, les scooters et vélos électriques devraient également venir renforcer l'offre Freenow.

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