Le W3C veut standardiser les paiements en ligne... et il pourrait y arriver

Le World Wide Web Consortium, qui gère le développement du web grâce à la création de standards, s'attaque au problème des paiements en ligne.

Il va entamer un travail de standardisation qui permettra d'offrir plus de choix, de sécurité et de simplicité aux consommateurs et aux marchands.

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Le W3C veut standardiser les paiements en ligne... et il pourrait y arriver

Le World Wide Web Consortium (W3C) a annoncé le 21 octobre qu'il a lancé un groupe de travail pour optimiser les paiements en ligne. Le consortium, qui régie les standards du web, veut simplifier les démarches pour les utilisateurs et les marchands et augmenter la sécurité des transactions au travers d'une standardisation des échanges entre les sites web et les moyens de paiement.

Au lieu d'avoir des technologies propriétaires pour chaque moyen de paiement comme c'est le cas à l'heure actuelle, un seul et même groupe d'API (interface de programmation) sera utilisé par les navigateurs web dans tous les cas de figure. "L'univers des paiements bouge beaucoup, commente Ian Jacobs, Responsable du groupe "Web Paiement" au sein du W3C. Du côté règlementaire il y a la directive PSD2 en Europe, le blockchain arrive, et les portefeuilles électroniques se multiplient dans le mobile. Tout cela nous pousse à vouloir éviter la fragmentation."

Pour des paiements plus simples et plus sécurisés

Au travers de ces standards, les navigateurs pourront automatiquement détecter les moyens de paiement dont dispose l'utilisateur (qu'il aura déjà renseigné de façon sécurisée), les comparer à ceux qu'acceptent le site marchand et proposer de façon transparente un choix de paiement sans avoir à rentrer d'informations manuellement, et sans laisser aux sites le soin de stocker les informations de paiement. Cela facilitera également l'adoption d'options de paiement plus diverses.

"Nous cherchons à augmenter la variété des méthodes de paiement, qui passe aujourd'hui beaucoup par les cartes de crédit et débit, détaille Ian Jacobs. Nous pensons que les banques, les opérateurs mobiles, voire les marchands eux-mêmes développeront chacun des portefeuilles avec des fonctionnalités spécialisées."

Un fort intéret de l'industrie

Le groupe d'Intérêt Web Paiement comprend d'ailleurs les représentants techniques de banques, de fournisseurs de solutions de paiement, de sites marchands, de concepteurs de navigateurs, de fournisseurs d'équipement et d'autres acteurs de ce secteur industriel. On y trouve notamment Mozilla, Apple, Microsoft, Google et Opera, mais aussi Tencent ou Alibaba.

A terme, les navigateurs eux-mêmes pourraient devenir des portefeuilles électroniques, mais ce n'est pas la priorité du groupe de travail. "Nous nous concentrons sur l'interopérabilité, explique Ian Jacobs. Notre but n'est pas de créer un portefeuille électronique parmi les autres mais d’intégrer les portefeuilles électroniques au web, de créer un pont entre ces technologies."

Pour le moment, Google et Microsoft ont commencé à travailler ensemble sur une implémentation, et il existe aussi un groupe communautaire qui soumet des idées et des recommandations. Les premières spécifications devraient sortir au mois de mars 2016, avec une première implémentation en novembre 2016. Une phase de test s'étendra alors jusqu'en 2017 pour la peaufiner.

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