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Leap Motion serait en difficulté financière... après avoir refusé plusieurs offres d'achat de la part d'Apple

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Vu ailleurs Bientôt le clap de fin pour Leap Motion ? Cette start-up spécialisée dans la reconnaissance gestuelle serait dans une position délicate alors qu'elle arrive au bout de ses réserves financières. Une situation plus que surprenante quand on sait qu'Apple aurait tenté – plusieurs fois – de la racheter.

Leap Motion serait en difficulté financière... après avoir refusé plusieurs offres d'achat de la part d'Apple
Leap Motion serait en difficulté financière... après avoir refusé plusieurs offres d'achat de la part d'Apple © Leap Motion

La start-up américaine Leap Motion, spécialiste de la reconnaissance gestuelle, semble être dans une mauvaise passe. Une enquête de Business Insider révèle ce 31 octobre 2018 qu'elle serait en difficulté financière. Mais le plus surprenant est que la jeune pousse aurait failli se faire racheter par Apple au printemps 2018. L'accord serait tombé à l'eau à la toute dernière minute, et ce principalement par la faute des cofondateurs de la start-up, Michael Buckwald et David Holz.

 

Un intérêt de longue date de la part d'Apple

Mais ce n'est pas tout. D'après les sources de Business Insider, Apple aurait déjà tenté de racheter Leap Motion à plusieurs reprises par le passé, et ce dès 2013. Le tout premier entretien entre les équipes d'Apple et les dirigeants de la start-up se serait très mal déroulé à l'époque, David Holz (l'ingénieur à l'origine de la technologie Leap Motion) décriant la firme à la pomme comme n'étant pas innovante et refusant expressément d'y travailler.

 

Or Apple était justement plus intéressé par les talents et la propriété intellectuelle de la jeune pousse que par son produit. Plus généralement, les fondateurs estimaient que leur entreprise était sous-valorisée, eux-mêmes la voyant comme une potentielle licorne.

 

Incapable de générer des revenus

L'histoire de Leap Motion est plutôt chaotique. L'entreprise a été créée en 2010 à San Francisco, mais c'est en 2013 qu'elle arrive sur le devant de la scène avec un accessoire de reconnaissance des mouvements des mains qu'elle positionne comme une alternative au clavier ou à la souris d'ordinateur.

 

Un cas d'usage suffisamment alléchant pour que HP l'intègre à l'un de ses produits, mais qui se révèle au final assez peu convaincant et qui pousse la jeune pousse à pivoter vers la réalité virtuelle dès 2015. Mais là encore Leap Motion a dû mal à générer des revenus car il n'existe pas véritablement de marché de masse pour son produit. Elle réussit bien à faire intégrer sa technologie dans le kit de développement VR de Qualcomm en 2017, mais les constructeurs ne suivent pas.

 

Des millions de dollars dilapidés

Cet état de fait nous a poussé nous-mêmes à spéculer sur un rachat de l'entreprise, qui semblait la seule porte de sortie viable à sa situation. Car durant tout ce temps, l'entreprise a subsisté sur des levées de fonds successives de 12,8 millions de dollars en 2012, 30 millions de dollars en 2013 et 50 millions de dollars en 2017. Des fonds qui auraient été engloutis principalement pour financer des bureaux dans les beaux quartiers de San Francisco et les salaires qui vont avec.

 

Le problème est que la dernière levée de fonds en date était soumise à condition : 25 millions de dollars sur le champ, et 25 autres millions en fonction des résultats. Or, ces résultats n'ont pas été atteints et ne le seront pas. En conséquence, de nombreux employés auraient déjà quitté la start-up, dont Keiichi Matsuda, son designer star, et elle a déplacé son siège vers des locaux moins coûteux.

 

La fenêtre de tir se rétrécit

Une acquisition par Apple serait donc tombée à point nommé... mais il n'en sera rien. Si l'horizon s'assombrit pour Leap Motion, la start-up a peut-être encore le temps de conclure un accord de rachat avant d'être à court de fonds, car plusieurs partenaires stratégiques autres qu'Apple auraient été intéressés par le passé. Ses options commencent cependant à sérieusement se réduire.

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