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Ledger, le spécialiste des portefeuilles de cryptomonnaies, lève 61 M€. Mais pour quoi faire ?

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Ledger a annoncé le 18 janvier 2018 avoir levé 61 millions d'euros. Le tour de table renforce la confiance autour du spécialiste de la sécurisation des actifs en cryptomonnaie. L'entreprise souhaite utiliser ces investissements pour accélérer son développement à l'international et investir dans la R&D.

Ledger, le spécialiste des portefeuilles de cryptomonnaies, lève 61 M€. Mais pour quoi faire ?
Eric Larchevêque, président de Ledger. © © Cyril Bruneau

L’entreprise française Ledger a annoncé le jeudi 18 janvier 2018 une levée de fonds de 61 millions d’euros. Ce tour de table de série B a été mené par Draper Esprit avec Draper Venture Network Funds, FirstMark Capital, Cathay Innovation, Korelya Capital ainsi que d’autres actionnaires historiques de la société. Ledger, spécialisé dans la sécurisation des actifs en cryptomonnaie, utilisera ces investissements pour développer ses activités à l’international, investir dans la R&D et élargir l’équipe.

 

"On n'est pas sur une société positionnée sur le Bitcoin et qui serait corrélée au cours du bitcoin”, justifie à L’Usine Digitale Paul Degueuse, associé chez Korelya Capital, le fonds de capital-risque créé par Fleur Pellerin. On n’a pas vocation à investir dans les cryptomonnaies. On souhaite plutôt accompagner les entreprises qui vont servir à l’avènement des technologies de blockchain en la rendant plus fiable et plus sécurisée."

 

 

Des produits divers pour sécuriser les actifs en cryptomonnaies

Fondé en 2014, Ledger est arrivé sur le marché avec ses portefeuilles sécurisés de cryptomonnaies. L’un sous forme de clef USB (le Nano S), l’autre un peu plus haut de gamme avec un écran tactile. Grâce à ces portefeuilles matériels, l’utilisateur peut envoyer, recevoir des paiements et surveiller ses comptes. Ils peuvent déjà gérer 23 cryptomonnaies différentes dont le bitcoin, l’ether, le ripple ou l’improbable dogecoin. Ils sont également compatibles avec les interfaces d’autres portefeuilles en ligne comme BitGo, Mycelium ou MyEtherWallet. A ce jour, Ledger a vendu plus d’un million de son Nano S dans 165 pays.

 

 

En mai 2017, le maroquinier de la blockchain a également lancé Ledger Vault, une solution de gestion des actifs en cryptomonnaies à destination des entreprises et des institutions financières comme les banques, les "hedge funds" ou les "family offices". L’outil n’est pour l’instant proposé qu’à une demi-douzaine de clients en phase de pré-lancement. Il devrait être déployé plus largement à partir du second ou troisième trimestre de 2018.

 

Le système d’exploitation développé par Ledger pourrait également équiper à l’avenir des objets connectés pour servir à l’industrie avec par exemple des applications dans les usines 4.0 ou les flottes de véhicules connectés. “Grâce à notre technologie, les outils de production eux-mêmes pourront directement assurer les transactions sur la blockchain, de façon sécurisée, explique Eric Larchevêque, président de Ledger, à L’Usine Digitale. Il y a un enjeu très important d’infrastructure au niveau des applications blockchain et Ledger a pour ambition d’être l’équipementier mondial pour tous ces besoins.”

 

Un business model qui évoluera en fonction de la maturité du marché

Ledger compte déployer cette batterie de produits et de services en fonction de la maturité du marché comme le détaille Eric Larchevêque : "La première phase de notre déploiement consiste à vendre nos produits. La deuxième phase, c’est la commercialisation de nos solutions entreprise sur un modèle de type SaaS, c’est-à-dire lié à un abonnement et un paiement annuel ou mensuel de commissions liées à la valeur des actifs sous gestion. La troisième étape est plutôt liée à la vente sous licence de notre technologie en l’embarquant dans un certain nombre de produits industriels divers."

 

Aujourd’hui, Ledger rassemble 82 collaborateurs répartis entre San Francisco, Paris et Vierzon dans le Cher. L'entreprise devrait également ouvrir prochainement un bureau à New York pour se rapprocher des acteurs financiers. L'entreprise affirme être rentable avec un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros en 2017. Pour 2018, elle souhaite le porter à 100 millions d’euros et vendre entre 3 et 6 millions de ses portefeuilles hardware.

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