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Les 10 cibles des Chinois dans les semi-conducteurs

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Pour accélérer son développement, l’industrie chinoise des semi-conducteurs prépare une grande vague d’acquisitions. Digitimes Research a identifié dix cibles potentielles dans sept secteurs prioritaires. En tête de liste figurent les américains AMD, Spansion, OmniVision et InvenSense.

Les 10 cibles des Chinois dans les semi-conducteurs
Les 10 cibles des Chinois dans les semi-conducteurs © D. R.

La Chine s’apprête à passer à l’attaque dans les semi-conducteurs. Objectif : accélérer son développement dans ce secteur stratégique en lançant une grande vague d’acquisitions. C’est du moins le sentiment de Digitimes Research. Le cabinet taïwanais d’études de marché a même identifié les dix cibles potentielles dans sept domaines prioritaires : AMD dans les microprocesseurs, Spansion et Nanya dans les puces mémoires, InvenSense dans les Mems, RichTek et Dialog dans les circuits mixtes analogiques-numériques, OmniVision dans les capteurs d’image, Altera et Xilinx dans les circuits logiques programmables, et Powertech Technology dans le test et packaging de puces électroniques. Six de ces sociétés sont américaines. Une, Dialog, est britannique. Et trois, Nanya, RichTek et Powertech Technology, sont taïwanaises.

Dans son 13e plan quinquennal (2015-2020), la Chine se donne l’ambition de renforcer son industrie des semi-conducteurs, de booster sa production locale et de réduire sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Le pays en a bien besoin. En 2014, il a absorbé 27 % de la production mondiale, alors qu’il n’en a produit que 11,6 %, selon le cabinet IC Insights. Et l’essentiel de sa production locale est fourni par des sociétés étrangères. Le coréen SK Hynix, l’américain Intel et le taïwanais TSMC en assurent, à eux trois, 63 %.

indépendance technologique

Certes, l’Empire du milieu compte de nombreux fondeurs de silicium comme SMIC, Hua Hong ou Hejian, et de nombreuses sociétés ’fabless’ (sans usines) à la croissance à deux chiffres comme HiSilicon Technologies (filiale de l’équipementier télécoms Huawei), Spreadtrum ou Datang. Mais seules trois affichent plus de 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2014 : HiSilicon Technologies (3,2 milliards de dollars), SMIC (1,7 milliard de dollars) et Spreadtrum (1,3 milliard de dollars).

L‘acquisition des dix cibles désignées par Digitimes Research ajouterait sept sociétés de plus de 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires (AMD, Spansion, Dialog, OmniVision, Altera, Xilinx et Powertech Technoloy) et augmenterait le revenu de la Chine dans le secteur de près de 16 milliards de dollars. Elle apporterait également un savoir-faire technologique précieux dans les processeurs X86 pour PC et serveurs, les puces mémoires Flash et Dram, les microcapteurs Mems ou les capteurs d’image, et ferait du pays le leader mondial des circuits logiques programmables.

Reste à savoir si l’industrie chinoise a les moyens de tels rachats sachant que les dix sociétés cibles représentent ensemble une valorisation boursière de près de 40 milliards de dollars. Mais elle peut compter sur le soutien du gouvernement qui a déjà mis sur pieds un fonds d’investissement de 120 milliards de Renminbi (l’équivalent de 19,5 milliards de dollars) au service de cette ambition.

Ridha Loukil

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