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[Les 20 de l'insurtech] Assurup crée des contrats sur-mesure pour l'économie de l'innovation

Levée de fonds Assurup propose des contrats d'assurance civile professionnelle adaptés aux besoins (et donc aux risques) des start-up. La jeune pousse compte plus de 350 clients et a levé un million d'euros.
mis à jour le 24 janvier 2018 à 12H00
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Assurup crée des contrats sur-mesure pour l'économie de l'innovation
David Carasso et Jérémy Dahan, les deux cofondateurs d'Assurup. © Assurup

Selon le jeune courtier en assurance Assurup, une grande majorité des start-up seraient  mal couvertes (voire pas du tout) pour leurs risques. Celles qui le sont se voient proposer des contrats de responsabilité civile professionnelle en fonction de leur code NAF (souvent le 62 Programmation, conseil et autres activités informatiques), qui correspond à une multitude de réalités différentes. "Avant, Axa créait un contrat pour les boulangers et le vendait à des dizaines de milliers de boulangers. Ce modèle de distribution d'assurance est amené à changer du fait de la nouvelle économie. Aujourd'hui, chaque start-up a un besoin d'assurance spécifique", expose David Carasso, CEO et cofondateur d'Assurup.

 

Partant de ce constat, la jeune pousse a lancé en novembre 2015 une offre de responsabilité civile professionnelle spécifiquement dédiée aux start-up. "Nous nous distinguons sur deux points : nous proposons du sur-mesure et nous digitalisons le métier de courtier en assurance", indique l'entrepreneur.

 

Des contrats ad hoc et un parcours en ligne

La responsabilité civile professionnelle, qu'est-ce que c'est?

La responsabilité civile professionnelle c'est l'assurance vie d'une société. Elle peut être engagée pour diverses raisons (imprudence ou négligence, inexactitude, indiscrétion, erreur de droit, produits défectueux, retard dans l'exécution des prestations) et par toutes sortes de tiers (clients, prestataires, salariés, concurrents, etc.). Elle n'est pas obligatoire lors de la création d'une start-up (sauf pour certains secteurs d'activité) mais devient nécessaire lorsque l'entreprise grandit.  Elle est par exemple demandée lors d'une levée de fonds ou lorsque la start-up noue des contrats avec de grands groupes.

 

En réalité, deux approches sont proposées. D'un côté,  Assurup a co-créé deux offres de responsabilité civile professionnelle avec deux compagnies d'assurance : Hiscox et Chubb. Les contrats s'adaptent ensuite en fonction du profil de risque de la start-up établi à partir d'un algorithme. "Aujourd'hui, nous couvrons une centaine de métiers référencés dans trois grandes branches : informatique, marketing et conseil", détaille David Carasso. Pour cette première partie la totalité du parcours s'effectue en ligne : signature électronique, chat, gestion du contrat sur internet, résiliation en un clic, etc.

 

Pour les métiers qui ne correspondent pas à ces deux offres, Assurup travaille avec une quinzaine d'autres compagnies d'assurance pour créer des contrats de toutes pièces. "On part d'une feuille blanche. On écrit le contrat d'assurance et on propose aux compagnies d'assurance de supporter le risque", explique l'entrepreneur. Dans le cadre de cette approche, le parcours n'est pas encore digitalisé.

 

350 start-up clientes et une levée d'un million d'euros

 Le modèle hybride d'Assurup séduit. Deux ans après son lancement commercial, Assurup revendique plus de 350 start-up clientes, dont les effectifs varient entre un et 400 collaborateurs. Parmi elles : Click & Boat, Guest to Guest, Biomodex ou encore MyMajorcompany, Aircall et Digifood.

 

  • Date de création : novembre 2015
  • Localisation : Boulogne-Billancourt
  • Nombre de collaborateurs : 7 et une quinzaine d'ici l'été 2018
  • Chiffre d'affaires : NC
  • Fonds levés : un million d'euros
  • Références clients : 350 start-up clientes dont Click & Boat, Guest to Guest, Biomodex et Aircall.

 

Assurup séduit aussi les investisseurs. La jeune pousse vient de finaliser un tour de table d'un million d'euros auprès des fonds Kima Ventures et Innovation Keyrus Factory (gérés respectivement par Xavier Niel et Eric Cohen) et de plusieurs business angels, dont Frédéric Mazzella (BlaBlaCar), Francis Nappez (BlaBlaCar) et Cyril Vermeulen (Aufeminin.com). "Ce sont des entrepreneurs français qui ont été confrontés aux mêmes problématiques que les start-up actuelles", commentent David Carasso.

 

Avec cette augmentation de capital, Assurup entend étoffer ses équipes, en passant de sept collaborateurs actuellement à une quinzaine d'ici l'été 2018. L'accent sera porté sur le développement informatique et l'élargissement du portefeuille produits. A l'avenir, Assurup veut aussi couvrir les risques des fondateurs et des collaborateurs des start-up.

 

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