Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

[Les 20 de l'insurtech] Minalea passe au peigne fin les contrats d’assurance

Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Scanner et tirer le meilleur des petites lignes des contrats d’assurance ne rebute pas Minalea. C’est même le fonds de commerce de cette insurtech qui grâce à la puissance de son moteur de calcul et à ses algorithmes permet de mieux guider les clients dans leur choix.

[Les 20 de l'insurtech] Minalea passe au peigne fin les contrats d’assurance
Contrairement à la plupart des insurtechs, Minalea est basée à Annecy Le Vieux, près du lac d'Annecy. © Creative Common

Parce que les assurances sont des produits "anxiogènes compliqués" qui ne sont souvent pas analysés dans le détail, la société annécienne Minalea a mis au point un assistant commercial intelligent qui analyse en quelques clics les points forts du contrat proposé en fonction des besoins du client et le compare au reste du marché. "Grâce à la technologie et au digital, on introduit de la transparence sur le contenu des produits d’assurance, explique Stéphane Favaretto, cofondateur et directeur général de Minalea, pour que l’attention ne se focalise plus sur le prix ou sur la marque. Avec les informations collectées, la start-up apporte de la transparence et de la visibilité sur les offres, "une aide précieuse aux vendeurs". Une assistance d’autant plus utile que 85 à 90 % des contrats souscrits en France le sont encore par l’intermédiaire de conseillers physiques, la souscription en ligne restant marginale.

 

Un modèle B2B

Catégorie : Courtier assurance non vie
Siège : Annecy
Co-fondateurs : Guy Leroy et Stéphane Favaretto
Création : octobre 2015
Effectifs : 9 personnes
Chiffre d’affaires : non communiqué
L’assistant commercial développé par Minalea s’adresse pour l’instant aux commerciaux des grands réseaux de distribution qui devront respecter en fin d’année la nouvelle directive européenne relative à la transparence financière des produits d’assurance. La société travaille avec des banques assureurs, des mutuelles, des groupes privés. En 2017, elle s’est déployée en Belgique. En 2018, elle proposera ses services en Espagne. Minalea s’est concentrée jusqu’à présent sur les assurances automobiles et motos, habitation et emprunteur. Elle va progressivement élargir son expertise aux contrats de prévoyance, d’accidents de la vie, et à l’offre santé, "un domaine plus complexe, affirme Stéphane Favaretto, les bases de remboursement étant plus difficiles à comparer". "C’est un métier de niche", assure le cofondateur de Minalea qui a réorienté son modèle économique vers le B to B plutôt que vers le grand public comme initialement envisagé. A l’avenir, elle compte s’intéresser aux courtiers.

 

Son équipe de neuf personnes, qui devrait s’élargir en 2018, a un fort ADN international. "On a tous un passé dans l’assurance en France, en Allemagne, en Espagne ou en Belgique", indique Stéphane Favaretto qui n’envisage pas de levées de fonds pour l’instant. "On préfère se développer par le chiffre d’affaires et le résultat générés". Pas de "course au capital" donc, ni à la capitale, Minalea cultivant sa singularité d’insurtech loin de Paris.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale