Actualité web & High tech sur Usine Digitale

[Les 20 de l'insurtech] +Simple fait grandir son robot courtier

mis à jour le 29 janvier 2018 à 09H00
Twitter Facebook Linkedin Google + Email
×

Levée de fonds La start-up +Simple s'adresse aux petites entreprises de 0 à 5 salariés à qui elle propose un parcours digitalisé pour souscrire aux assurances nécessaires à leur activité professionnelle. Sa plate-forme repose sur un robot courtier qu'elle entend améliorer grâce aux fonds levés. 

[Les 20 de l'insurtech] +Simple fait grandir son robot courtier
Eric Mignot et Anthony Jouannau, cofondateurs de +Simple. © DR

La start-up +Simple, à l'origine d'un robot courtier en assurance, vient d'annoncer une levée de fonds de 10 millions d'euros pour accélérer son développement. Le tour de table a été réalisé auprès d'IDinvest partners, Anthemis (un fonds international spécialisé dans les fintechs), la famille Rothschild et son actionnaire historique Oneragtime. L'opération porte le montant total des fonds levés à 11,8 millions d'euros.

 

Responsabilité civile, professionnelle, assurance des locaux, du véhicule, protection juridique, complémentaire santé collective, prévoyance… Les démarches pour souscrire à toutes les assurances nécessaires à une activité professionnelle peuvent vite se transformer en parcours du combattant pour les petites entreprises. "C'est environ 260 questions à remplir, 5 à 10 polices d'assurance à souscrire et quelque 1000 pages de documentation papier. Les contrats s'empilent les uns sur les autres", résume Eric Mignot, président et cofondateur de +Simple. Pour tenter de mettre un terme à ce casse-tête, sa start-up s'est attachée à digitaliser cette expérience.

 

Parcours automatisé et coffre-fort numérique

Sur la plate-forme +simple.fr, disponible depuis 2016, le professionnel indique le nom de son entreprise puis répond à une dizaine de questions seulement. La start-up formule ensuite des propositions sur-mesure et propose un parcours totalement dématérialisé. "Les attestations sont immédiatement disponibles et le client dispose d'un coffre-fort électronique où il peut retrouver toutes ses polices d'assurance", indique Eric Mignot.

 

La plate-forme repose sur un robot courtier capable, grâce à des algorithmes, d'analyser les besoins du client et d'aller chercher automatiquement les garanties adéquates. C'est aussi lui qui gère les polices d'assurance dans le temps. Pour ce faire, la start-up a négocié avec des assureurs afin qu'ils lui confient des délégations. L'offre vise les entreprises de 0 à 5 salariés de tous types d'activités : du coiffeur au petit magasin de sport, en passant par le freelance en informatique, le garagiste et l'agent immobilier.

 

6000 clients

+Simple opère selon le modèle classique de courtage en assurance et prélève ainsi des commissions récurrentes sur la prime d'assurance payée par les assurés. Celles-ci varient entre 10 et 20%. Pour commercialiser son offre, la start-up noue des partenariats avec des gros courtiers en assurance. La jeune pousse revendique aujourd'hui 6000 clients finaux et une dizaine de partenariats en production. "On vise la vingtaine de partenariats d'ici la fin de l'année 2018", précise l'entrepreneur.

 

La levée de fonds vise justement à gonfler l'accompagnement commercial des grands comptes pour accélérer cette logique partenariale. Les nouveaux fonds serviront également à étoffer l'équipe technique pour améliorer le robot courtier. "Nous voulons intégrer une couche de machine learning. C'est un point sur lequel nous travaillons déjà avec Datarobot. Nous voulons également augmenter le nombre de métiers couverts et diversifier les produits d'assurance", précise l'entrepreneur. La jeune entreprise cherche aussi à structurer son organisation en recrutant notamment un directeur financier et en créant un service client dédié à la gestion des sinistres. D'ici la fin de l'année 2018, +Simple devrait compter une cinquantaine de collaborateurs contre une vingtaine actuellement.

 

De plus en plus d'acteurs

La jeune pousse, basée à Nancy et Marseille, ne communique pas sur son chiffre d'affaires mais dit avoir d'ores et déjà collecté plusieurs millions d'euros de primes pour le compte de ses clients. Au Etats-Unis, la start-up Next Insurance évolue sur le même modèle. Elle a levé 29 millions de dollars en mai dernier. En France, de plus en plus de start-up se spécialisent dans le courtage en assurance. Assurup s'est spécialisée dans les assurances pour les start-up, Wilov dans l'automobile alors que Fluo s'adresse aux particuliers.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.OK

En savoir plus
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale