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Les 70 de la mobilité : Coovia, le covoiturage comme les transports en commun

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Les utilisateurs de l’application toulousaine Coovia créent des lignes de covoiturage comme des lignes de transports en commun. Elles viennent compléter les autres options de déplacement dans la ville.

Les 70 de la mobilité : Coovia, le covoiturage comme les transports en commun
Les 70 de la mobilité : Coovia, le covoiturage comme les transports en commun © Capture Coovia
Catégorie : multimodalité
Création : octobre 2012
Emplacement : Toulouse
Salariés : 9 salariés. 3 personnes en cours de recrutement
Fonds levés : Actia groupe (équipementier automobile)

Coovia est une application de covoiturage pour l’instant réservée à Toulouse et ses environs, sur des trajets entre le domicile et le lieu de travail. Mais contrairement à d’autres dispositifs semblables, les conducteurs qui s’y abonnent créent des lignes régulières de covoiturage que les passagers peuvent utiliser comme autant de lignes d’un transport en commun classique. L’appli s’adresse donc à des utilisateurs qui réalisent les mêmes trajets aux mêmes horaires. Les lignes de covoiturage sont intégrées aux autres lignes de transport public (réseau toulousain Tisseo, TER, bus régionaux Arc-en-ciel, vélos partagés...)

 

Retour sur notre mur des 70 pépites françaises de la mobilité

 

Pour des conducteurs aux trajets réguliers

"Cela s’adresse plutôt aux employés salariés administratifs, confirme le fondateur David Larcher. Mais nous offrons aussi des possibilités de covoiturage d’équipe pour ceux qui ont les mêmes horaires sur des jours différents suivant les semaines, en 2-8 ou en 3-8, par exemple." Chauffeurs et passagers peuvent annuler une course et Coovia propose alors une solution de rechange.

 

La jeune pousse fixe un barème kilomètrique pour calculer le prix des trajets, en fonction des équivalents en transports en commun. Chaque passager paye un minimum de 1,50 euros sans tarif dégressif en fonction du nombre d’occupants du véhicule. Coovia se rémunère avec une commission de 10%. Elle propose aussi aux entreprises un abonnement à un service équivalent, via un site Web dédié ou une application mobile, si la taille de la société le justifie.

 

"Nous intégrons tous les moyens de mobilité de l’entreprise, précise David Larcher. Les grands groupes toulousains ont un service de navettes, des véhicules professionnels partagés, l’accès aux transports en commun... On ajoute le covoiturage et on fait converger le tout en un seul dispositif." Coovia compte déjà Airbus parmi ses clients, ainsi que ATR, Atia et S2i. Sans oublier le Secrétariat général pour les affaires régionales dont les agents se déplacent davantage depuis la création de la région Nouvelle Aquitaine.

 

Développer la communauté toulousaine

Ce sont ces services B2B qui génèrent aujourd’hui le plus de revenu. Suivant à la lettre les règles de développement d’une plate-forme, Coovia s’en tient pour l’instant côté B2C à la construction d’une masse critique de membres pour son appli à Toulouse. Elle compte pour l’instant 7000 inscrits pour quelque 3000 lignes de covoiturage, avec près de deux fois plus de passagers que de conducteurs. Grâce à une levée de fonds dont il ne révèle pas le montant, David Larcher recrute un profil orienté web et deux autres pour le développement commercial auprès des entreprises. Objectif : développer la ville rose, puis quand celle-ci aura une taille critique, s’attaquer à cinq autres villes en 2017 dont Nantes où Coovia a déjà pour client Airbus, et à Paris.

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