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Les 70 de la mobilité : OuiCar, la location de véhicules entre particuliers qui a séduit la SNCF

La start-up parisienne de location de voitures entre particuliers a mis le turbo depuis que la SNCF est devenue son actionnaire principal, en juin 2015. Elle continue d’assurer 100% de croissance annuelle, et prévoit de se lancer à l’étranger en 2017.

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Les 70 de la mobilité : OuiCar, la location de véhicules entre particuliers qui a séduit la SNCF
Les 70 de la mobilité : OuiCar, la location de véhicules entre particuliers qui a séduit la SNCF © OuiCar

Secteur : Partage / location de voitures

Création : fin 2007

Emplacement : Paris 

Salariés : 50 (+15 personnes en cours)

Fonds : 28 Millions d'euros, actionnaire majoritaire SNCF (75%), 4,5 M€ auprès de Jaina Capital et Ecomobility Ventures, Marion Carrette.

 

OuiCar ne vous propose pas encore de prendre la place d’un conducteur de train. Mais il met désormais à disposition sur son service de location de voitures entre particuliers, les véhicules de service de la SNCF, utilitaires compris. Une révolution ! Et pourtant, comme l’explique Marion Carrette, la fondatrice de la jeune pousse, "ils ne servent pas le week-end par exemple et sont déjà sur le parking des gares, à disposition." Idéal pour le fameux "dernier kilomètre"? Les premiers tests ont commencé avec une dizaine de véhicules à Saint-Brieuc, Reims et Vannes.

 

Tout a commencé avec la location de tout

La SNCF croit tellement à OuiCar qu’elle en est devenue l’actionnaire majoritaire en juin 2015 après un investissement de 28 millions d’euros. Mais pour Marion Carrette, tout a commencé dès la fin 2007. Elle a alors lancé Zilok, un site de location entre particuliers de tout type d'objets. 350 000 membres, 400 000 objets classés dans 700 catégories. Le service, qui existe toujours, est vite un succès. Dès le départ la voiture est sortie du lot, tout en étant difficile à mettre en avant car il faut produire un permis de conduire, contracter une assurance… "Nous avons mis deux ans à trouver un assureur", se souvient Marion Carrette, directrice générale et fondatrice de Ouicar. Difficile à croire tant ils se bousculent aujourd’hui pour assurer l’économie collaborative de la mobilité. En 2012, elle lance finalement ZilokAuto qui deviendra OuiCar l’année suivante. 

 

100% de croissance annuelle sur 4 ans

La jeune fondatrice revendique fièrement près de 100% de croissance annuelle depuis 4 ans en chiffre d’affaires autant qu’en nombre de locations. L’usage moyen sur OuiCar est de 3 à 3,5 jours et 400 kilomètres pour environ 100 euros. "Mais ce sont des mesures qui cachent la réalité, tient à préciser Marion Carrette. Un tiers des locations dure une journée, un autre gros tiers correspond aux week-ends et aux ponts, le dernier tiers aux vacances."

 

L’international en 2017

Comme tous ses confrères de la French Tech, OuiCar applique des règles claires de gestion de cette croissance. S’assurer d’avoir un business stable en France avant de s’aventurer à l’étranger, en est une majeure. "Qui plus est, nous avons plusieurs interfaces, et cela ralentit le développement quand on part à l’international", ajoute Marion Carrette. Avant de lancer : "Mais dès 2017, on s’y attaque." La fondatrice de la start-up ne précise pas encore quelles seront ses premières destinations. Elle explique néanmoins que si la France est le plus gros marché européen de location classique de tourisme, l’Allemagne se place seconde mais avec des locations professionnelles. 

 

Retour sur notre mur des 70 pépites françaises de la mobilité

 

Une évaluation pour le propriétaire, le véhicule et le client

Pour assurer la qualité de son service, OuiCar a aussi des règles de gestion des 30 000 voitures de son app. Un propriétaire qui n'a pas répondu assez rapidement deux fois de suite à une demande voit son annonce masquée. Pour qu’elle soit réactivée, il suffit de… le demander! "On compte plus sur la réactivité des propriétaires plutôt que sur les calendriers, précise Marion Carrette. Contrairement à un AirBnB, on pourrait presque les supprimer." Trois notes –une pour le propriétaire, une pour le véhicule, une pour le locataire– évaluent le service. 97% des membres ont au moins 4 étoiles. 

 

Des data scientists au volant

Pour un site de mise en relation, la qualité passe aussi par une correspondance irréprochable des besoins des deux côtés de la transaction. La solution passe par un algorithme aux petits oignons. "Par nature, nous avons une flotte très hétérogène, en âge, en kilomètrage, en localisation, raconte la fondatrice. Nous travaillons donc beaucoup sur les algorithmes de mise en correspondance des offres et des demandes. Et pour cela, sur 50 employés, nous avons quatre data scientists." Côté prix, comme nombre de plates-formes, OuiCar conseille à ses membres des tarifs de location à appliquer mais ne les fixe pas. "A certaines périodes, on peut se retrouver jusqu’à 3 fois moins chers que les loueurs." La jeune pousse prélève 30% du revenu, dont la moitié lui revient et l’autre moitié sert à payer l’assurance.

 

Comme Drivy, OuiCar propose désormais un dispositif d’ouverture des portes du véhicule avec les smartphones. Le nom du service ? Le OuiCar Connect. "Cela fonctionne même au 5ème sous-sol, insiste Marion Carrette qui tient à se distinguer de son concurrent qui a lancé le service il y a un an. Nous n’avons pas besoin de réseau mobile puisque la communication entre le téléphone et le boîtier installé dans le véhicule se passe en Bluetooth. La consommation est très faible et l’installation ne prend pas plus de 20 minutes." Les véhicules de la SNCF seront équipés. Le service est aussi aux propriétaires qui ne veulent pas de contrainte d’échanges de clés ou les quelques professionnels, concessionnaires par exemple, qui ont des véhicules de courtoisie.

 
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