Actualité web & High tech sur Usine Digitale

Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Les 70 de la mobilité : Trusk porte et transporte les (gros) objets

Trusk bâtit une communauté de livreurs professionnels à Paris et bientôt à Londres. Leur particularité : ils peuvent aussi effectuer de la manutention d'objets de grande taille.

Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Les 70 de la mobilité : Trusk porte et transporte les (gros) objets
Les 70 de la mobilité : Trusk porte et transporte les (gros) objets © Trusk

Catégorie : livraison / logistique
Création : octobre 2015
Localisation : Paris
Salariés : 16
Fonds levés depuis la création : 500.000 euros (Via ID, Kima venture, The Family)
Besoin de gros bras pour vos déménagements ? Les "Truskers" sont là. La start-up Trusk, fondée en octobre 2015, a créé une équipe d'une centaine de livreurs professionnels pour "bouger des trucs", comme elle le dit, dans toute la région parisienne. Trusk se spécialise sur les gros objets "qu'on ne peut pas mettre dans un coffre de voiture", résume son CMO Matthieu Petrella. L'un des cas d'usage les plus fréquents : faire appel à un "trusker" après avoir acheté un meuble en magasin  plutôt que de louer soi-même une camionnette. La start-up travaille d'ailleurs avec une centaine de professionnels pour proposer des services de livraison à la demande, beaucoup moins chers que les prestations classiques des transporteurs ou déménageurs.

 

Retour sur notre mur des 70 pépites françaises de la mobilité

 

Trusk a l'ambition de réinventer le service autour de la livraison tout comme Uber a révolutionné le transport de personnes. Avec une attention particulière sur la satisfaction client. "A Paris, l'image des livreurs est désastreuse, on fait tout pour corriger cela", explique Matthieu Petrella. La société dit mettre l'accent sur la formation des livreurs indépendants avec lesquels elle travaille. "Au début, nous avions un modèle mixte particuliers / indépendants / professionnels. On a basculé sur un modèle 100% pros pour assurer un niveau de qualité optimal. Bouger de gros objets, c'est un métier : il y a une technicité à avoir et un rapport au client à construire". La jeune pousse a son propre institut de formation, la "Trusk academy". Deux salariés sont chargés de "prendre soin" des Truskers… ou de les rappeler à l'ordre, si les notes données par les clients flanchent.

 

Deux start-up en une

Les fondateurs de Trusk sont issus de deux aventures entrepreneuriales qui n'ont pas trouvé leur public, dont Wesquare, un spécialiste du stockage. Ces créateurs ont eu l'idée de ce nouveau business car leurs clients leur réclamaient des solutions pour transporter leurs objets d'un point A à un point B. "On a lancé le service sans étude de marché préalable, il fallait qu'on y aille le plus rapidement possible puis itérer au maximum, raconte Matthieu Petrella. On a pris trois à quatre mois d'avance sur tous les concurrents qui sont arrivés après nous".

 

Trusk revendique aujourd'hui 10 à 15% de croissance chaque semaine et un total de 7000 livraisons réalisées. "Nos chauffeurs partenaires réalisent un chiffre d'affaires de 8 à 20 000 euros par mois", assure le CMO. Et ce n'est qu'un début : Trusk va bientôt se lancer à Londres et prépare sa deuxième levée de fonds.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media
Suivez-nous Suivre l'Usine Digitale sur twitter Suivre l'Usine Digitale sur facebook Suivre l'Usine Digitale sur Linked In RSS Usine Digitale