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Les aéroports européens cherchent à faire des économies d'énergie grâce au big data

Entre le chauffage, la ventilation et la climatisation, un aéroport peut consommer autant d'énergie qu'une petite ville. Bruxelles souhaite qu'ils optimisent cette consommation d'énergie, en exploitant le big data. Elle finance le programme de recherche Cascade : ses chercheurs ont réussi à rendre les aéroports de Rome et de Milan plus verts, grâce à l'analyse de leurs données. 

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Les aéroports européens cherchent à faire des économies d'énergie grâce au big data
Les aéroports européens cherchent à faire des économies d'énergie grâce au big data © Edoardo Bonnaccorsi - Flickr - C.C.

L'Union Européenne pousse les aéroports à devenir plus écologiques. Malgré la croissance annoncée du trafic aérien (entre 2009 et 2030, il pourrait avoir augmenté de 2,2% en Europe selon l'agence intergouvernementale spécialiste du trafic aérien Eurocontrol) Bruxelles voudrait que leurs bâtiments consomment moins d'énergie.

Pour y parvenir, l'UE finance depuis octobre 2010 le projet Cascade, avec les fonds du programme cadre FP7 consacré aux technologies de l'information et de la communication pour des bâtiments plus intelligents. Les chercheurs ont placé dans deux aéroports italiens (Fiumicino, à Rome et Malpensa, à Milan) des centaines de capteurs et de compteurs. Ils ont eu accès aux données générées par le système de contrôle automatique de bâtiment (BAS), qui gère le fonctionnement de la climatisation, du chauffage et de la ventilation.

20% d'économie d'énergie

Ils ont construit des algorithmes capables de disséquer ces données ainsi que celles issues des unités de traitement de l'air, des refroidisseurs et des circuits d'eau. Ces big data analysées leurs permettent de savoir où et quand l'exploitation énergétique des bâtiments n'est pas optimale.

L'équipe de recherche s'est fixé un objectif clair : une économie d'énergie de 20% pour les bâtiments utilisant leur système et un retour sur investissement en trois ans. Pour l'instant, les tests sont concluants : "nous sommes sur la bonne voie pour atteindre notre cible", se félicite l'équipe de scientifiques dans un communiqué. Les recherches devraient être achevées en octobre 2014.

Lélia de Matharel

 
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