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Les ambitions internationales et la rentabilité inattendue de la néobanque Revolut

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Revolut a déjà attiré 1,5 million d'utilisateurs européens, dont 220 000 français. La fintech anglaise a aussi atteint un seuil de rentabilité qui ne devrait être que passager au vu des investissements prévus pour son expansion à l'international. La banque mobile va ouvrir prochainement des bureaux aux Etats-Unis, à Singapour et en Australie. 

Les ambitions internationales et la rentabilité inattendue de la néobanque Revolut
Les ambitions internationales et la rentabilité inattendue de la néobanque Revolut © Revolut

L'heure est aux comptes. Alors qu'Orange Bank se félicitait la semaine dernière d'avoir séduit 100 000 clients en quatre mois, c'est au tour de la néobanque britannique Revolut de crier cocorico. La fintech compte désormais 1,5 million d'utilisateurs en Europe, contre un million fin 2017.

 

200 000 utilisateurs français

Lancée en juillet 2015, la banque mobile Revolut a d'abord séduit les personnes particulièrement exposées au taux de change en leur donnant la possibilité de créer un compte courant en quelques minutes depuis leur mobile dans plus de 130 devises étrangères et d'effectuer des virements domestiques et internationaux au taux de change réel. Désormais, la néobanque dit s'adresser à un public bien plus large. En France, son deuxième marché après le Royaume-Uni, elle compte 220 000 utilisateurs, six mois après son arrivée officielle dans l'Hexagone. Elle se retrouve donc au coude-à-coude avec son concurrent allemand N26 qui a franchi la barre des 200 000 utuilisateurs français en janvier 2018.

Ces utilisateurs sont-ils actifs ? Ont-ils fait de Revolut leur banque principale ? La fintech ne répond pas directement à la question mais précise que 350 000 de ses utilisateurs utilisent la carte Revolut quotidiennement et que 800 000 autres sont des utilisateurs mensuels.

 

Une rentabilité "accidentelle"

La start-up annonce également avoir atteint le seuil de rentabilité, sans communiquer sur le chiffre d'affaires qui lui a permis d'atteindre ce fragile point d'équilibre. Aujourd'hui, ses revenus proviennent de trois sources principales : les commissions interbancaires de paiement, son offre premium commercialisée 7,90 euros par mois (dont les volumes de souscriptions restent confidentiels) et des services payants (assurance santé en voyage et assurance de téléphonie mobile).

Selon Revolut, sa rentabilité tient aussi à une optimisation importante des coûts de fonctionnement permise par une maîtrise de la chaîne de valeur. "Nous avons recréé une infrastructure bancaire depuis zéro, nous avons également développé notre propre processeur pour éliminer les intermédiaires et dégager plus de rentabilité", détaille Benjamin Belais, directeur général France et Suisse de Revolut. "Mais c'est presque une rentabilité accidentelle, reconnait-t-il. La recherche de la rentabilité n'était pas notre objectif".

La banque doit être comme un compte Gmail

 

Un développement mondial

Par ailleurs, les futurs investissements de la fintech pour se développer à l'international ne devraient pas permettre de maintenir ce seuil au cours des prochains mois. Revolut prévoit d'ouvrir des bureaux aux Etats-Unis, à Singapour et en Australie. La néobanque a aussi entamé des discussions pour s'implanter en Inde, au Brésil, en Afrique du Sud et aux Emirats Arabes Unis. "Nous visons un déploiement mondial. Nous estimons que l'argent ne doit pas avoir de frontière. La banque doit être comme un compte Gmail. Nous visons les vastes marchés et les pays très exposés aux taux de change", précise Benjamin Belais. Ce développement à l'international se traduira par une hausse significative des effectifs. "Aujourd'hui, nous sommes 300 collaborateurs dans le monde et nous recrutons entre 20 et 30 personnes par mois", indique-t-il.


Une licence bancaire européenne en vue

En parallèle de cette expansion géographique, Revolut prévoit d'étoffer son offre grâce à l'obtention d'une licence bancaire européenne. La start-up espère la décrocher d'ici à la fin du premier trimestre. Ce sésame lui permettra de proposer, entre autres, des produits d'épargne et d'investissement et de tirer ainsi des revenus supplémentaires. Elle aura aussi la possibité de garder les fonds déposés par ses clients et de faire travailler cet argent. Enfin, cette licence pourra lui permettre d'élever le niveau de confiance envers ses services. Un élément crucial dans le monde bancaire.

 

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