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Les chauffeurs Uber veulent gagner plus

Jeudi 15 décembre, quelques centaines de chauffeurs Uber ont dit leur mécontentement à Paris. Ils trouvent que la part qui leur échée est insuffisante.  La question posée en arrière-plan concerne le statut juridique de ce nouveau mode de travail. 

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Les chauffeurs Uber veulent gagner plus
Les chauffeurs Uber veulent gagner plus © Uber

Et les chauffeurs de VTC se sont pris … pour des chauffeurs de taxis, utilisant des méthodes assez proches pour dire leur mécontentement : le blocage du périphérique et des aéroports, la violence en moins. 200 à 300 chauffeurs ont participé au mouvement le matin du jeudi 15 décembre.

 

Un statut essentiellement ambigü

A l’origine de ce mouvement, la hausse récente des tarifs pratiqués par la plateforme de transport qui n’a pas eu d’incidence sur la somme perçue par les chauffeurs. Pour rappel, quand un utilisateur réserve un Uber, c’est la société qui perçoit la somme qu’elle reverse ensuite, une fois sa commission déduite, au chauffeur. Pour le dire autrement, les chauffeurs de VTC qui manifestaient estiment qu’ils ne sont pas assez payés. L’autre sujet de mécontentement récurrent concerne la déconnexion. Ils estiment que les chauffeurs ne doivent pas être privés d’accès à l’application et donc aux clients suite à un seul avis négatif.

 

Pour rappel, les chauffeurs sont des travailleurs indépendants, souvent des auto-entrepreneurs, qui utilisent l’application librement. Dans sa communication, Uber a toujours indiqué que les chauffeurs pouvaient travailler pour plusieurs plateformes s’ils le souhaitaient, passer de l’une à l’autre. De cette façon, la compagnie de VTC entend montrer qu’il n’existe pas de lien de subordination entre elle et les chauffeurs. Or ce lien est essentiel pour montrer la relation de dépendance nécessaire à la présomption de contrat de travail.

 

Ouverture de négociation avec la CFDT

De son côté la CFDT a invité les chauffeurs à se déconnecter de la plateforme Uber. Le syndicat entend de cette façon faire pression sur l’entreprise californienne. Les deux parties ont prévu d’ouvrir une négociation portant sur la rentabilité de l’activité et la protection sociale des chauffeurs. Les conditions de travail seront aussi abordés, notamment la question du temps de rotation aux aéroports.

 

Quel que soit le résultat de cette négociation, l’ensemble de ces initiatives et protestations confirment à quel point les plateformes numériques posent de véritables défis au droit du travail, dont les fondements remontent à la révolution industrielle et la consolidation au temps du fordisme triomphant. 
 

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