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Les Chinois aussi sont prêts à partager leur (seconde) voiture

Car-sharing avec paiement via smartphone, véhicule autonome, les Chinois sont prêts à adopter ces nouveaux modes de déplacement, selon une étude du cabinet Arthur D. Little.
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Les Chinois aussi sont prêts à partager leur (seconde) voiture
Les Chinois aussi sont prêts à partager leur (seconde) voiture © Shreyan Bhansali - Flickr - C.C.

Le conducteur chinois n’est pas qu’un conducteur propriétaire de sa voiture individuelle, il est aussi prêt à la partager. Une étude du cabinet de conseil Arthur D. Little (réalisée sur 70 000 personnes dans dix pays) montre que 42% des conducteurs chinois sont prêts à troquer leur voiture pour l’autopartage (le "car-sharing" dit l’étude, publiée en anglais). Cette proportion monte à 80% si on inclut les conducteurs qui répondent "peut-être" à la question : "S’il existe un système performant d’autopartage et de nouveaux services de mobilités, envisageriez-vous d’abandonner votre voiture individuelle ?". En moyenne dans le monde, seulement 50% des personnes interrogées sont prêts ou envisagent cette solution.

 

Solution de mobilité dans les villes embouteillées

"Les modèles P-to-P explosent en Chine, confirme Antoine Doyon, analyste en charge de l'automobile au cabinet Arthur D. Little en Chine Les plateformes de type chauffeur privé marchent particulièrement bien. Les conducteurs peuvent trouver une voiture et payer via leurs smartphones. Les sociétés Uber et Kuaidi-didi totalisent ainsi plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs sur la seule activité P-to-P". L’appétence des consommateurs chinois pour le numérique explique cette conversion rapide aux nouvelles solutions de mobilité.

 

Mais se sont surtout les grandes villes embouteillées, qui obligent les habitants de Pékin ou Shanghai à trouver d’autres solutions de déplacement. "La question du car-sharing se pose surtout lors de l’achat de la seconde voiture, commente Antoine Doyon. Le tirage au sort pour les plaques d’immatriculations, les taxes, les restrictions de circulation sont autant de mesures, qui font qu’un conducteur n’est pas sûr de pouvoir rouler quand il achète un véhicule".

 

 Attention portée aux marques

Cet engouement pour le car-sharing ne remet pas en cause l’achat de voiture individuelle, même si la croissance du marché s’est stabilisée. "En Chine, mais également dans d’autres pays, l’autopartage est perçu comme un autre mode de mobilité, qui ne remplace pas mais complète la voiture individuelle, pour plus de souplesse et de liberté, précise Delphine Knab, partenaire au sein du cabinet de consultant Arthur D. Little. Il n’y a pas de danger de voir baisser les volumes de production".

 

La Chine présente d’ailleurs une particularité intéressante. Contrairement aux Français ou aux Allemands, les Chinois attachent beaucoup d’importance à la marque des voitures utilisées dans les dispositifs d’autopartage. Le car-sharing est donc un autre atout pour l’automobile.

Pauline Ducamp

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