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Les constructeurs chinois Huawei, Xiaomi, Oppo et Vivo unissent leurs forces contre le Google Play Store

Vu ailleurs Les constructeurs de smartphones Huawei, Xiaomi, Oppo et Vivo auraient décidé d’allier leurs forces pour mettre sur pied une plate-forme Android commune. Elle permettra aux développeurs de publier simultanément leurs applications sur tous ces différents écosystèmes. Une opération visant à prendre de la distance par rapport au Play Store de Google, duquel ils dépendent encore largement aujourd’hui à l'international, mais aussi à capter des parts de marché sur le logiciel et les services.
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Les constructeurs chinois Huawei, Xiaomi, Oppo et Vivo unissent leurs forces contre le Google Play Store
Les constructeurs chinois Huawei, Xiaomi, Oppo et Vivo unissent leurs forces contre le Google Play Store © Flickr / Tony Webster

Parviendront-ils à s'émanciper de Google ? Selon nos confrères de Reuters, Huawei, Xiaomi, Oppo et Vivo coordonnent actuellement leurs efforts dans le but de créer une plate-forme Android commune. Elle doit permettre aux développeurs de publier simultanément leurs applications sur les app stores respectifs de ces constructeurs.

 

Ce regroupement, baptisé Global Developer Service Alliance (GDSA), doit permettre aux quatre fabricants de smartphones chinois qui le composent de prendre leurs distances avec le Google Play Store – duquel ils dépendent largement à l’international. C’est aussi une manière de se lancer à l’assaut d’un marché mondial estimé à 8,8 milliards de dollars.

 

S'unir pour ATTIRER LES DéVELOPPEURS

A eux quatre, Huawei, Xiaomi, Oppo et Vivo représentent 40% des ventes mondiales de smartphones. Une telle association leur donne un poids considérable, à même de séduire des développeurs jusqu’ici frileux à l’idée de fournir des applications pour un magasin supplémentaire – la majorité ne publie en effet ses applications que si ce dernier est accessible à un certain nombre de clients potentiels. Selon les informations de Reuters, la plate-forme de la GDSA pourrait d'abord couvrir "neuf régions" stratégiques – parmi lesquelles figurent l’Inde, l’Indonésie et la Russie.

 

Cette opération devrait permettre aux partenaires de la GDSA de conquérir de nouveaux marchés sur les logiciels et services, alors que les relations avec Google deviennent de plus en plus tendues sous la contrainte de l’administration Trump. Huawei a notamment annoncé, en août 2019, le lancement de son propre système d’exploitation, baptisé HarmonyOS. Et la condition sine qua non au succès de ce dernier est bien de disposer d’un magasin d’applications attractif, aussi bien pour les utilisateurs finaux que les développeurs. Pour attirer ces derniers dans leurs filets, les quatre entreprises seraient d’ailleurs prêtes à leur proposer un partage des revenus plus équitable, mais aussi une meilleure curation – qui permettait à leurs applications de ne pas être noyées dans la masse.

 

Citée par Reuters, Nicole Peng, vice-présidente du cabinet d'analyse marketing mobile Canalys, a estimé que les quatre constructeurs espèrent "capitaliser sur les avantages des uns et des autres dans diverses zones géographiques". Si le lancement de ce programme était initialement prévu pour le mois de mars, les parties prenantes auraient décidé de le repousser du fait de l’ampleur de l’épidémie du coronavirus. Aucune d’entre elles n’a accepté de commenter ces révélations… pas plus que Google. Pour mémoire, la firme de Mountain View prend une commission de 30% sur chaque achat réalisé via son Play Store. De quoi mettre l’eau à la bouche des fabricants.

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