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Les Datamaniaques se fédèrent à Nantes

Sous l’impulsion de l’agence nantaise Le Phare, le mouvement Datamaniaques veut fédérer les décideurs qui s’intéressent aux enjeux des données.

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Les Datamaniaques se fédèrent à Nantes
Le mouvement Datamaniaques est initié par l’agence nantaise Le Phare.

Big data, big brother. Pour beaucoup, les données font encore peur. A Nantes, au contraire, les Datamaniaques ont déjà bien cerné le potentiel des data. Ce collectif, né sous l’impulsion de l’agence web Le Phare, regroupe déjà une centaine de décideurs, qu’ils soient à la tête d’une startup ou au board d’une grande entreprise. "Les données constituent le capital des marques, des entreprises et des organisations. Et créeront les modèles économiques et les emplois de demain  Aux Etats-Unis, les GAFA mais aussi Uber ou Salesforce, l’affirment : leur développement passera obligatoirement par la data. Nous aussi, nous devons nous organiser pour en tirer le meilleur", résume Jean-Loup Racine, le dirigeant du Phare, à l’initiative de ce mouvement résolument collectif. C’est dans cette logique que cinq “data-inspirés“ ont partagé leurs expériences très concrètes de l’utilisation des données dans leurs propres métiers.

 

Capter des données

"Sans les datas, Kiplin n’existe pas", explique Vincent Tharreau, co-fondateur de la startup nantaise fin 2014. Car Kiplin propose aux entreprises des challenges connectés afin d’améliorer le bien-être de salariés par l’activité physique et sportives. La startup vient de faire entrer à son capital le groupe hospitalier privé Confluent. "Les capteurs sont aussi un moyen de suivre le patient, dans son parcours de santé, en dehors de l’établissement." Aujourd’hui pour capter ses données, Kiplin utilise les trackers d'activité développés par les grandes marques du marché comme Pebble. Mais ces produits sont conçus pour des usages individuels. La startup entend donc développer, à moyen-terme, ses propres trackers dimensionnés pour des usages collectifs.

 

Sécuriser les professionnels

Le développement de produits en propre est aussi l’une des préoccupations de Mulliez-Flory (63 M€ de CA - 750 salariés, dont 270 en France), le spécialiste du vêtement professionnel. La société de Cholet porte le projet collaboratif AutonoTex regroupant une dizaine de partenaires. Doté de 9 M€ sur 3 ans, et en partie financé par Bpifrance, il vise à créer une filière française autour du textile connecté. Et notamment industrialiser une première fibre composite intelligente et autonome en énergie. D’ici à fin 2016, un premier prototype de drap médical sera testé au CHU de Lille permettant de suivre la déshydratation, la chute ou la température de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. "Notre objectif n’est pas de collecter des données personnelles. Ce textile doit permettre mesurer l’impact qu’à l’environnement sur la personne qui le porte afin d’assurer sa sécurité, dans le cas par exemple d’un pompier en intervention", explique Patrick Guilleminot de Mulliez-Flory rappelant qu’il faut d’abord s’intéresser à l’usage avant la technologie.

 

Mieux connaître le client pour mieux le servir

Autre secteur, autre expérience. Village motos, un centre commercial nantais (17 M€ de CA - 55 salariés) dédié aux deux-roues a mis en place une carte de fidélité depuis 2006. C’est par ce biais que Bertrand Macé, son président, recueille des données clients : "Nous devons encore affiner nos données, afin de pouvoir nous en servir dans nos échanges avec les équipementiers. Analyser l’usure des pneus nous permettre, par exemple, d’obtenir de meilleurs prix pour nos clients".

 

Favoriser le client est aussi l’une des préoccupations de l’association Fairbooking. Lancée en 2013 pour contrer les centrales de réservations trustant le marché, la plateforme hôtelière collaborative aujourd’hui regroupe 3 000 établissements indépendants, soit 13 % du parc français. "Nous devons aujourd’hui, entre nos adhérents, continuer à mutualiser les données consommateurs afin ne pas les laisser partir vers d’autres plateformes, et toujours leurs proposer des réservations en direct, sans commissions", précise Laurent Bougras, le directeur de l’association nantaise qui porte ce projet.

 

Comprendre son habitation

Mutualiser les données pour créer de la valeur est également la raison d’être d’EP avec Izigloo. A partir d’une adresse, la plateforme établit un diagnostic et des préconisations de travaux à partir de données techniques ou de consommation émanant des logements (techniques, consommations), de partenariats avec le CSTB ou l’IGN et complétées d’informations apportées par l’utilisateur. "Ces données sont croisées pour établir des scorings, des modélisations, les rendre intelligentes. Et donner aux habitants un outil d’aide à la décision quant aux travaux à effectuer", note Sylvain Mauger d’EP. 

 

Autant d’exemples qui doivent permettre aux Datamaniaques, engagés dans ce mouvement, de nourrir leurs réflexions et de transformer leurs données en valeur ajoutée.

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