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Les défis du PDG d'Uber : la Chine et sa réputation

Le patron d'Uber, Travis Kalanick, est revenu sur les défis de la start-up lors de la conférence "Techcrunch Disrupt" à San Francisco. Avec un oeil sur la Chine et un autre sur sa stratégie de communication, le PDG espère poursuivre sur sa lancée et enfin dominer le marché mondial du VTC.
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Les défis du PDG d'Uber : la Chine et sa réputation
Les défis du PDG d'Uber : la Chine et sa réputation © TechCrunch - Flickr - CC

Le patron d'Uber, le controversé Travis Kalanick, a tenté de redorer son image sur la scène de la "Techcrunch Disrupt" de San Francisco. L'homme a, notamment, évoqué les défis à venir pour Uber, qui vient d'être interdit en Allemagne et dont le sort en France est encore incertain. 

Une réputation houleuse

"Pour survivre, il faut être anormalement perfectionniste et féroce", explique le PDG d'Uber. Une manière de se défendre après les révélations sur sa stratégie très offensive pour écraser la concurrence. "Quand on garde cet aspect féroce des débuts et qu'on devient une grosse entreprise, les gens vous considèrent comme un des géants, même si vous ne l'êtes pas."

Travis Kalanick, qui affirme qu'Uber crée désormais 50 000 emplois par mois, a tenté de se défendre en rappelant ses débuts d'entrepreneur sans le sou durant lesquels il a développé une férocité nécessaire à sa survie. "Maintenant on nous voit comme un géant, donc on a pas le droit d'agir de façon agressive, c'est réservé à 'l'outsider'," a encore expliqué Travis Kalanick, avant de résumer, "on doit améliorer notre communication".

Pourtant, Peter Thiel, co-fondateur de Paypal et un des premiers investisseurs de Facebook, a enfoncé le clou un peu plus tard sur la même scène : "si la devise de Google c'est 'ne faites pas de mal', la devise d'Uber, c'est 'faites un peu de mal mais ne vous faites pas prendre'". Peter Thiel a toutefois admis que son jugement était biaisé - en tant qu'investisseur de Lyft, le grand rival d'Uber.

Un ex-chef de campagne d'Obama recruté

Toujours pris dans un bras de fer qui l'oppose aux chauffeurs de taxis, Travis Kalanick a décidé d'embaucher l'ancien chef de la campagne électorale de 2008 d'Obama, David Plouffe. "C'est notre chef de campagne, plaisante-t-il. Il sera en charge de la stratégie, de la régulation, de la communication et de l'image de marque d'Uber", précise le PDG.

Un allié de poids pour se déployer dans les villes américaines et négocier avec les politiques, mais la bataille européenne est loin d'être gagnée. Pour Travis Kalanick, "la croissance d'Uber est encore plus forte en Europe qu'aux Etats-Unis", malgré les problèmes de conformité aux lois nationales. 

LA CHINE, NOUVELLE FRONTIÈRE

En Chine, le patron d'Uber voit encore plus grand et n'a pas peur de la compétition, après seulement quelques mois de présence dans la capitale Pekin. "En Chine il y a des centaines de villes de plusieurs millions d'habitants. Il y a deux compagnies de taxis rivales, qui sont engagées dans une vraie guerre et chacune est soutenue par un géant chinois, Tencent d'un côté, Alibaba de l'autre."

Le PDG d'Uber ne veut pas être pris entre le marteau et l'enclume. "On peut redevenir l'outsider en Chine et voir ce qui se passe, ce serait plus intéressant pour nous.", explique Travis Kalanick. Un nouveau défi à relever pour Uber dans l'Empire du Milieu. 

Une croissance éclair, des batailles juridiques qui s'enchaînent... A la question "qu'est-ce qui pourrait détruire Uber ?", le patron répond sans hésiter : "le stress"

Nora Poggi, à San Francisco

 

 
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