Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Les enchères de la 5G rapportent 2,786 milliards d'euros à l'Etat et placent Orange devant ses concurrents

Les enchères 5G pour l'attribution des 11 blocs de fréquence restants se sont terminées jeudi 1er octobre. Orange devance ses concurrents avec quatre blocs, puis vient SFR avec trois blocs qui est suivi de Bouygues Telecom et Free avec deux blocs chacun. Pour l'instant, les enchères pour la 5G ont rapporté 2,786 milliards d'euros à l'Etat.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Les enchères de la 5G rapportent 2,786 milliards d'euros à l'Etat et placent Orange devant ses concurrents
Les enchères de la 5G rapportent 2,786 milliards d'euros à l'Etat et placent Orange devant ses concurrents © Ericsson

Orange remporte le plus de blocs de fréquences pour la 5G. L'opérateur de télécoms s'est emparé de quatre blocs de fréquences de 10 Mhz. SFR est derrière Orange avec trois blocs, puis viennent Bouygues Telecom et Free avec deux blocs chacun. Un bloc de fréquence s'est acheté à 126 millions d'euros à l'occasion des enchères pour la 5G qui se sont terminées jeudi 1er octobre 2020.

Une seconde enchère en octobre
Les enchères ont débuté mardi 29 septembre avec le prix d'un bloc fixé à 85 millions d'euros. Orange demandait cinq blocs, SFR et Bouygues trois blocs, et Free deux. Finalement Orange et Bouygues ont revus leurs espérances à la baisse. Lors de la première phase d'attribution des fréquences, ces quatre candidats ont obtenu, contre des engagements et un prix fixe de 350 millions d'euros, un bloc de 50 MHz. Pour l'instant, l'attribution des fréquences 5G a donc rapporté un total de 2,786 milliards d'euros à l'Etat.

Une seconde enchère, pour le positionnement des fréquences des lauréats dans la bande 3,4 - 3,8 GHz, aura lieu courant octobre. Les opérateurs pourront "exprimer leurs préférences de position dans la bande ainsi que de position relative avec les autres lauréats", détaille l'Arcep.

Un climat de défiance
Ces enchères ont lieu alors qu'une partie de la population française et des élus s'opposent au déploiement de la 5G. Un climat de défiance se manifeste autour de cette technologie, bien qu'il ne soit pas étayé par des faits concrets.

En parallèle, un front judiciaire a été ouvert par Bouygues à l'encontre de l'Etat français. L'opérateur, qui avait demandé à ce que ces enchères aient lieu plus tard, a déposé un recours devant le Conseil d'Etat contre un décret qualifié de "loi anti-Huawei". Celui-ci vise, à terme, à bannir les équipements Huawei du réseau 5G français en obligeant les opérateurs télécoms à obtenir l'autorisation de l'Anssi pour les déployer. Si son concurrent SFR utilise aussi des équipements Huawei, Free, quant à lui, dénonce "une rupture d'égalité" puisqu'il n'a pas été autorisé à avoir recours à l'entreprise chinoise.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media