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Les Etats-Unis examinent de plus près les accidents impliquant des systèmes d'aide à la conduite

Les entreprises doivent désormais prévenir dans la journée l'autorité américaine en charge de la sécurité routière lorsqu'un accident de la route implique des systèmes avancés d'aide à la conduite ou un véhicule autonome si ces fonctionnalités étaient enclenchées pendant l'accident ou juste avant.
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Les Etats-Unis examinent de plus près les accidents impliquant des systèmes d'aide à la conduite
Les Etats-Unis examinent de plus près les accidents impliquant des systèmes d'aide à la conduite

La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l'autorité américaine en charge de la sécurité routière, demande aux entreprises de lui rapporter dans la journée les accidents impliquant les fonctionnalités avancés d'aide à la conduite et les systèmes de conduite autonome. Ce changement de réglementation à l'échelle des Etats-Unis a été annoncé mardi 29 juin 2021 par la NHTSA. Il s'applique aux systèmes avancés d'aide à la conduite du niveau 2 SAE jusqu'au niveau 5.

Identifier des schémas communs
Concrètement, les entreprises seront tenues de signaler les accidents dès lors que le "système a été activé pendant ou immédiatement avant l'accident", précise la NHTSA dans un communiqué. Les accidents impliquant un décès ou des blessures soignées à l'hôpital, un véhicule remorqué, un déploiement d'airbag ou l'implication d'un piéton ou d'un cycliste doivent être signalés. Les entreprises doivent également soumettre des rapports mensuels sur tous les accidents avec blessures ou dommages matériels impliquant des systèmes automatisés, ajoute la NHTSA.

Grâce à ces données, la NHTSA explique vouloir identifier les problèmes de sécurité potentiels et les effets résultant de l'utilisation de ces technologies. "L'accès aux données des systèmes de conduite autonome peut montrer s'il existe des schémas communs dans les accidents impliquant des véhicules sans conducteur ou des problèmes systématiques de fonctionnement", justifie encore la NHTSA qui évoque également un besoin de transparence.

Des systèmes avancés d'aide à la conduite peu encadrés
Cette décision va affecter des entreprises comme Tesla ou encore Waymo, la filiale d'Alphabet qui développe des véhicules autonomes. Mais également toutes les start-up et entreprises qui ont décidé de réaliser des tests de véhicules autonomes aux Etats-Unis et tous les constructeurs qui proposent des systèmes avancés d'aide à la conduite sur leurs véhicules. Ce changement majeur signale une position plus stricte prise par le régulateur et met aussi en avant la nécessité de transparence quant à l'utilisation de ces véhicules et leur utilité.

De plus en plus de véhicules autonomes sont déployés aux Etats-Unis, pays au sein duquel la réglementation fluctue selon les états. Souvent les essais concernant les véhicules autonomes sont strictement encadrés, à l'inverse des systèmes avancés d'aide à la conduite qui se situent souvent dans une zone grise réglementaire, commente le Washington Post. Une situation qui permet à ces véhicules d'éviter de subir un examen approfondi lorsqu'ils sont partie prenante dans un accident. Cette situation évolue désormais sous l'impulsion de la NHTSA.

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