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Les Etats-Unis prêts à bannir les applications chinoises et russes pour protéger les données

Vu ailleurs Après Donald Trump en 2019, c'est au tour de Joe Biden de serrer la vis concernant les entreprises chinoises. L'actuel président américain serait en train de peaufiner un décret visant à interdire les applications chinoises et russes qui toucheraient aux données personnelles des Américains d'un peu trop près.
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Les Etats-Unis prêts à bannir les applications chinoises et russes pour protéger les données
Les Etats-Unis prêts à bannir les applications chinoises et russes pour protéger les données © Gage Skidmore

Alors que les applications chinoises, mises sur liste noire par Donald Trump, pensaient être sorties d'affaire avec l'élection du démocrate Joe Biden, un futur décret les menace à nouveau.

Selon Reuters, ce nouveau décret vise à protéger les données personnelles et commerciales des Américains face à tout pays étranger "rival", à l'image de la Chine ou de la Russie. Il permettra au ministère américain du Commerce de juger de la bonne gestion des données des applications. L'agence pourra par la suite émettre des assignations à comparaître à destination des entreprises et décider d'interdire ou non l'utilisation de leurs applications sur le sol américain.

30 jours pour s'opposer à la décision
Bien que ce texte ne nomme aucune société directement, il pourrait finir par cibler nettement plus d'applications que les interdictions de Donald Trump. En effet, le nouveau texte de loi concernera, en plus des applications grand public, des applications professionnelles, y compris celles utilisées par les secteurs de la banque et des télécommunications. En principale ligne de mire les plateformes "détenues, contrôlées ou gérées par une personne ou une entité qui soutient les activités militaires ou de renseignements d’un adversaire étranger comme la Chine ou la Russie", rapporte l'agence de presse.

Les sociétés jugées non conformes par le décret auront seulement 30 jours pour s'opposer à la décision ou se conformer davantage aux conditions de gestions des données.

Des sanctions généralisées ?
La date d'entrée en vigueur de ce décret n'est pas encore connue. Mais, selon Reuter, les responsables américains espèrent l'adoption de sanctions similaire du côté de leurs alliés. Ils ont d'ores et déjà entamé les discussions afin de convaincre les pays partenaires d'interdire certaines applications, indique une source proche du dossier.
 

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