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Les Européens ne sont pas prêts pour les stades hyperconnectés à l'américaine

L'équipe de football américain des 49ers dispose d'un stade hyperconnecté en Californie. Peu de chance de voir l'équivalent en Europe. Les installations américaines rentabilisent leurs onéreuses infrastructures avec des spectateurs qui restent bien au-delà des matches, et dépensent sur place !
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Les Européens ne sont pas prêts pour les stades hyperconnectés à l'américaine
Le Levi's stadium des 49ers, en Californie. © Jim Bahn - Flickr: Levi's stadium opening, CC BY 2.0

En pleine Silicon Valley, le Levi’s stadium de Santa Clara, dédié à l’équipe de football américain des 49ers, a été conçu dès le départ comme un stade hyper connecté. Du Wi-Fi, de la 4G, des recharges par induction pour smartphones… Mais surtout une infrastructure réseau dont l’ampleur et la bande passante permettront à terme l’envoi et la réception permanente de flux vidéo par l’ensemble des spectateurs présents, en même temps, en temps réel ! Un véritable exploit technologique.

 

Les Américains y passent la journée

En Europe, à quelques rares exceptions, les stades sont loin du compte. Daniel Marion, patron de l’informatique de l’UEFA l’explique par des comportements différents observés chez les publics américain et européen. "C’est mon point de vue, pas celui de l’UEFA, précise-t-il. Mais le stade des 49ers est un 'entertainment center' [un parc d’attraction, en quelques sorte, ndlr]. Les Américains y passent 6, 7, 8 heures d’affilés. Ils arrivent 3 heures avant le match. Ils mangent. Ils remangent à leur place. Ils se promènent... Ils jouent à des jeux. Les clubs ont donc tout intérêt à faire de lourds investissements, car ils monétisent le stade complètement différemment."

 

"En Europe, comme il le raconte d’expérience, un spectateur de plus de 1m70 a rarement envie de s’éterniser." Traduisez : les stades ne sont pas conçus pour qu’on y reste ! Les habitudes culturelles européennes aussi font que l’on arrive pour le match et qu’on repart juste après. Les supporters anglais, par exemple, préfèrent le pub à l’extérieur, avant et après le match. Déployer de l’infrastructure ne serait donc pas rentable aujourd’hui.

 

 

Les stades européens devront innover 

Si le DSI de l’UEFA suit le sujet d'aussi près, c'est que l'instance européenne est prescriptrice auprès des clubs. Elle les incite à innover pour rentabiliser les stades. Alors qu’il devient de plus en plus confortable de rester chez soi, dans son canapé, face à un écran 4K, il va bientôt devenir indispensable, selon lui, de trouver de vrais plus pour continuer à faire venir les gens dans les stades.

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1 commentaire

Stephanie Mazier
14/06/2016 12h24 - Stephanie Mazier

Merci pour cet article. Je suis en partie d'accord. Même si nous ne pouvons pas comparer le spectateur Européen et Américain, toutefois nous faisons face à la même question: comment enrichir l'expérience du spectateur et rentabiliser cette expérience? Je pense qu'il est donc d'autant plus important de suivre ce qui se fait ailleurs, mais aussi innover et trouver des solutions adaptées. Par exemple, les applications telles que Screeen qui animent et engagent le spectateur avant, pendant et après un match, comme le propose la Ville de Nice pour l'Euro 2016 me semble judicieuse et vraiment adaptée!

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