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Les investissements de Softbank pourraient lui faire perdre plus de 5 milliards de dollars

Vu ailleurs Le conglomérat japonais Sofbank pourrait perdre plus de 5 milliards de dollars lors du troisième trimestre, selon Bloomberg. La cause de ces mauvais résultats ? Ses investissements colossaux dans des start-up comme Uber, WeWork ou Slack, qui n'ont pas les retours escomptés.
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Les investissements de Softbank pourraient lui faire perdre plus de 5 milliards de dollars
Les investissements de Softbank pourraient lui faire perdre plus de 5 milliards de dollars © Softbank

Le conglomérat japonais Sofbank, qui investit dans de nombreuses start-up via son fonds d'investissement Vision Fund, est dans la tourmente. En cause : le fiasco de l'introduction en Bourse avortée de WeWork et la forte dépréciation d'entreprises telles qu'Uber ou Slack après leur entrée en Bourse. Ces dépréciations d'actifs pourraient se traduire en pertes s'élevant à plus de 5 milliards de dollars au troisième trimestre 2019, d'après des analystes contactés par Bloomberg.

 

Les capitalisations d'Uber et Slack ont fondu

Les estimations de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities sont passées de 5,4 milliards de dollars de profits pour le Softbank Vision Fund à des pertes opérationnelles de 3,44 milliards de dollars pour le troisième trimestre 2019. La chute des actions d'Uber et Slack sont les principales responsables. Uber a vu sa capitalisation fondre de 30% depuis son introduction en Bourse, et Slack a vu ses actions chuter de 40%.

 

A cela s'ajoute le rétropédalage de WeWork sur son introduction en Bourse, start-up dans laquelle le groupe Softbank a investi 10 milliards de dollars en son nom propre (sans passer par le Vision Fund). Sanford C. Bernstein & Co., quant à lui, estime que la perte de valeur du Softbank Vision Fund pourrait atteindre 5,93 milliards de dollars avec une autre chute de 1,24 milliard de dollars pour les parts de WeWork détenues par Softbank. WeWork, qui loue des espaces de coworking, brûle énormément d'argent et ne dégage aucun profit. Dans la tourmente, son fondateur s'est même vu contraint de quitter son poste. La start-up envisage désormais de freiner son expansion afin de réduire ses coûts.

 

La vision long terme de Masayoshi Son

C'est le directeur général de Softbank, Masayoshi Son, qui a impulsé la transformation de l'entreprise. D'un simple opérateur de télécoms, Softbank est devenu un conglomérat doté d'un fonds d'investissement baptisé Softbank Vision Fund qui détient des parts dans de nombreuses start-up à travers le monde. La fortune personnelle de Masayoshi Son, estimée à environ 14 milliards de dollars, provient d'investissements stratégiques dans des sociétés comme dans le géant chinois de l'e-commerce Alibaba, ce qui a donné du poids à la création du Softbank Vision Fund.

 

Mais les problèmes rencontrés par les investissements récents (WeWork, Uber, Slack…) ont pesé sur les actions de Softbank qui ont chuté de 30% par rapport à leur pic de cette année, à mesure que les inquiétudes des investisseurs sur la valorisation des start-up grandissent. Dans une interview accordée au Nikkei, Masayoshi Son a déclaré être mécontent de voir à quel point les résultats sont pour l'instant éloignés de ses objectifs.

 

Toutefois, l'investisseur japonais a voulu rassurer en affirmant que des entreprises comme WeWork et Uber peuvent être à ce jour critiquées pour perdre de l'argent, mais que dans 10 ans elles dégageront d'importants bénéfices. Les investisseurs vont-ils rester convaincus par cette vision à long terme ? La question se pose, d'autant plus que Masayoshi Son souhaite établir un Softbank Vision Fund II, qui sera cette fois doté de 108 milliards de dollars.

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