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Les livreurs Amazon Flex désormais obligés de prendre des selfies

Afin de vérifier l'identité des livreurs Amazon Flex, Amazon met en place un système de reconnaissance faciale par selfie.  
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Les livreurs Amazon Flex désormais obligés de prendre des selfies
Les livreurs Amazon Flex désormais obligés de prendre des selfies © Juliette Raynal - L'Usine Digitale

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas pour obliger ses livreurs à sourire qu'Amazon a mis en place un système de selfie, mais bien pour les identifier lors de missions avec leur véhicule personnel. Pour renforcer la sécurité et optimiser le trajet, l'application du service "Amazon Flex" propose en effet désormais une identification des livreurs grâce au selfie.


Amazon travaille avec un nombre croissant d'employés indépendants, qui peuvent devenir livreurs au profit de l'entreprise, le temps de 2, 3, 8 heures dans la journée pour faciliter la livraison du dernier kilomètre. Au même titre qu'Uber, ces livreurs utilisent leur voiture personnelle. La solution a pour objectif d’empêcher que le livreur partage son compte avec des personnes extérieures, non employées par Amazon. Auparavant, aucune méthode fiable ne permettait de faire cette distinction. Les employés prennent donc une photo d’eux-mêmes, puis la présente au client afin qu'il vérifie si le livreur est bien la même personne.

 

Améliorer la reconnaissance faciale

Cette solution permettra-t-elle d'améliorer la reconnaissance faciale d'Amazon ? En effet son logiciel Rekognition a été accusé en janvier 2019 de présenter de nombreux biais sexistes. Selon une étude du MIT, la technologie de l'entreprise aurait même fait plus d'erreurs que celle de ses concurrents IBM, Microsoft, notamment pour reconnaître le sexe de femmes à la peau plus foncée.

 

A noter par ailleurs qu'Uber Eats a développé un système similaire au premier trimestre 2019 pour lutter contre les "faux livreurs" et la sous-traitance des comptes par des mineurs et des sans-papiers. L'entreprise de VTC avait également essayé cette méthode d'identification par reconnaissance faciale en 2016 pour reconnaître ses chauffeurs, mais cela avait été inefficace avec des chauffeurs transgenres. Cette solution est toujours en fonctionnement, mais nécessite des tests réguliers. Elle n'est donc utilisée que pour les chauffeurs ayant des comportements suspects, par exemple se connectant avec plusieurs plateformes différentes.

 

 

 

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