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Les Moocs de France Université Numérique quittent le giron ministériel

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Le ministère de l’Enseignement supérieur s’apprête à déléguer la gestion de la plateforme de Moocs France Université Numérique (FUN) à un groupement d’établissements de l’enseignement supérieur. Quatre d'entre eux ont déposé une candidature pour le moment.

Les Moocs de France Université Numérique quittent le giron ministériel
Les Moocs de France Université Numérique quittent le giron ministériel © School Of Open Workshop WMDE / Elly Köpf / CC BY-SA

C’était une exception dans le paysage mondial des massive open online courses (Mooc), ces cours en ligne gratuits proposés par les universités et grandes écoles : la principale plateforme française de Moocs, lancée fin 2013, était gérée directement par un ministère, là où ailleurs dans le monde ce sont des établissements universitaires ou des structures privées qui les animent.

Après avoir porté en direct le projet de France Université Numérique (FUN) pendant un an, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche passe le relais. Il a lancé cet été un appel à manifestation d’intérêt, afin que des universités et écoles, intéressées par une gestion de la plate-forme, se fassent connaître.

 

Retrouvez notre dossier : Comment s'en sortir dans la jungle des Moocs ?

 

Quatre groupements ont déposé une candidature pour le moment, représentant au total une trentaine d’universités, écoles publiques ou privées, organismes, entreprises. Un des projets est porté par la Conférence des présidents d’université (CPU) et la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI). L’Université Paris-Saclay, en pleine montée en puissance, appartient à l’un des groupements, aux côtés d’établissements présents sur l’ensemble du territoire français.

Choix définitif fin novembre

Cette délégation de la gestion de la plateforme FUN était prévue dès l’origine du projet. Geneviève Fioraso, à son arrivée à la tête du ministère de la Recherche, avait souhaité donner un coup d’accélérateur face au retard pris par la France dans le domaine des Moocs en lançant FUN. "Mais elle avait d’emblée prévenu que ce n’était pas au ministère de gérer la plateforme à long terme", précise son entourage.

Le passage de relais arrive un peu plus tôt que prévu, prenant au dépourvu des écoles et universités qui ont dû envoyer une candidature en plein mois de juillet. Elles ont désormais jusqu’au 24 septembre pour peaufiner leur proposition. Le choix définitif interviendra fin novembre, pour une gestion de FUN à partir de début 2015. Le ministère restera présent, notamment en continuant à financer le dispositif.

FUN accueille actuellement 36 Moocs, proposés par 16 établissements, dont l’Institut Mines-Télécom, Polytechnique, le CNAM, Sciences Po. Toutes ces écoles viennent de pays francophones, mais certains cours sont en anglais. 300 000 personnes s’étaient inscrites à l’un des Moocs de FUN au premier semestre 2014.

Cécile Maillard

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