Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Les nouvelles conditions d'utilisation de WhatsApp contestées par des associations de consommateurs

Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) conteste les nouvelles conditions d'utilisation de WhatsApp et le comportement du service de messagerie visant à pousser les utilisateurs européens à accepter ces changements. Une plainte a été déposée auprès de la Commission européenne et du réseau européen des autorités de la consommation.  
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Les nouvelles conditions d'utilisation de WhatsApp contestées par des associations de consommateurs
Les nouvelles conditions d'utilisation de WhatsApp contestées par des associations de consommateurs © Webster2703/Pixabay

Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), et huit de ses membres, ont déposé une plainte lundi 12 juillet 2021 à l'encontre de WhatsApp pour de multiples violations des droits des consommateurs européens. Ce recours déposé auprès de la Commission européenne et du réseau européen des autorités de la consommation critique vivement les nouvelles conditions d'utilisation de WhatsApp et la façon dont le service de messagerie instantanée a voulu les imposer.

Des "notifications persistantes, récurrentes et intrusives"
Le BEUC évoque les "notifications persistantes, récurrentes et intrusives visant à pousser les utilisateurs à accepter les nouvelles conditions d'utilisation de WhatsApp". Le service de messagerie aurait exercé "une pression indue sur les utilisateurs et [porté] atteinte à leur liberté de choix" ce qui constitue une violation de la directive européenne sur les pratiques commerciales déloyales. "WhatsApp a bombardé pendant des mois les utilisateurs avec des notifications pop-up agressives et persistantes pour les forcer à accepter ses nouvelles conditions d'utilisation", abonde Monique Goyens, directrice générale du BEUC.

Au-delà, les plaignants contestent le contenu même de ces nouvelles conditions d'utilisation et leur manque de clarté. "WhatsApp a échoué à expliquer dans un langage clair et intelligible la nature des changements" dont il est impossible de comprendre les conséquences et les implications pour un utilisateur. Notamment les changements sur la protection des données privées et la possibilité pour WhatsApp de transférer les données auprès de Facebook et d'autres tiers parties.

Des règles conforment au RGPD ?
"Le comportement de WhatsApp est aggravé par le fait qu'il continue de pousser les utilisateurs à accepter une politique de confidentialité qui est actuellement examinée par les autorités européennes de protection des données pour violation de la législation de l'UE sur la protection des données", ajoute le BEUC dont la plainte est distincte de cet examen en cours. Certains pays, comme l'Allemagne, ont adopté des mesures pour interdire temporairement à Facebook d'utiliser les données de WhatsApp. Le Comité européen à la protection des données (CEPD), chargé de contribuer à l'application cohérente des règles en matière de vie privée dans l'UE, devrait se prononcer sur ce sujet après une saisine de la Cnil italienne.

Les nouvelles conditions d'utilisation de WhatsApp, entrées en vigueur le 15 mai dernier, obligent les utilisateurs à partager certaines données, telles que le nom, les images de profil et les numéros de téléphone avec les autres entités du groupe Facebook, Instagram et Messenger. A l'origine, les utilisateurs ne souhaitant pas faire cette mise à jour devaient voir les fonctionnalités de la messagerie se réduire de semaine en semaine. Une stratégie qui semble peu compatible avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Finalement, WhatsApp a fait marche arrière et le refus de ces nouvelles conditions d'utilisation n'a aucune conséquence pour les utilisateurs européens.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.