Les parcs Koezio se lancent dans les attractions en réalité virtuelle avec Icecube Protocol

Les acteurs traditionnels du divertissement hors domicile ne restent pas indifférents face au potentiel des attractions en réalité virtuelle. Koezio, qui opère cinq établissements en France et en Belgique, est le dernier en date à s'y mettre. Il vient de sortir une expérience co-produite avec le studio Backlight, baptisée Icecube Protocol.

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Les parcs Koezio se lancent dans les attractions en réalité virtuelle avec Icecube Protocol
La fine équipe à qui il incombe de sauver la planète dans Icecube Protocol.

La réalité virtuelle transforme le marché du divertissement hors du domicile, mais pas qu’en créant des pure players. Les parcs d’aventure Koezio, conçus autour du principe de cohésion d’équipe, s’y mettent aussi. Ils ont co-produit une attraction VR baptisée "Icecube Protocol" avec le studio parisien Backlight, qui a été développée par ce dernier en partenariat avec Wilkins Avenue. Il s'agit d'une expérience dite de "free roaming", c'est-à-dire dans laquelle les joueurs se déplacent librement dans un grand espace (en l'occurrence une salle de 75 m2). Elle est aussi agrémentée d'effets "4D" qui renforcent l'immersion : chaleur, vent, froid et vibrations.

Une expérience fun mais qui évoque un thème sérieux

L'Usine Digitale a pu tester Icecube Protocol, qui se veut une aventure familiale et mise beaucoup sur l'humour. Elle est pensée pour des groupes de deux à cinq personnes et dure 45 minutes, dont environ 35 minutes dans le jeu en lui-même. Les joueurs sont équipés de casques HTC Vive Pro et de PC sac à dos HP Z VR G2. Chacun choisit un avatar, puis l'aventure démarre. On y incarne un groupe d'agents spéciaux parodiant les films d'espionnage.

La mission : enquêter sur la disparition massive de toute la glace sur Terre. Un thème qui évoque sciemment le changement climatique, même si le ton reste léger et correspond à l'esthétique "cartoon" voulue par Koezio. Afin de mener cette mission à bien, il faut tour à tour résoudre de petits puzzles ou se livrer à des scènes d'action variées, qui vont du tir au roller coaster et jusqu'à devoir prendre des poses en rythme.

Pour faire oublier l'espace limité de la salle, le jeu fait savemment défiler les environnements à l'aide de séquences de transport en véhicule. On remonte le fil des indices jusqu'à une confrontation finale avec la tête pensante derrière le crime. Nous n'en dirons pas plus, si ce n'est que l'expérience témoigne de la qualité habituelle des productions Backlight (Eclipse, Toyland).

Un business model soigneusement étudié

Le développement de l'attraction a pris un an, de la conception jusqu'à la sortie. Elle a été déployée fin novembre dans un premier établissement Koezio situé à Cergy-Pontoise, en région parisienne. Le prix y est de 35 euros par personne. Elle sera étendue aux quatre autres parcs de l'entreprise au premier semestre 2020, puis sera proposée à d'autres entreprises sous licence.

Si Koezio tenait à ce que la thématique d'Icecube Protocol soit fidèle à sa philosophie, son expérience dans le divertissement hors domicile a aussi informé le business model de l'attraction. Le premier parc Koezio a été ouvert en 2006, "avec un focus dès le départ sur les loisirs immersifs", explique Bertrand Delgrange, fondateur et PDG de l'entreprise. L'attraction emblématique de l'entreprise, "Mission Agents d'Elite", est une aventure collaborative qui mêle action et réflexion, dure deux heures et se déroule sur 3500 mètres carrés de surface. Elle a la particularité de pouvoir accueillir une équipe de deux à cinq personnes toutes les 15 minutes, ce qui lui garantit un rendement élevé... et des revenus en conséquence.

Il fallait qu'il en soit de même pour Icecube Protocol. L'attraction est donc conçue pour faire passer jusqu'à 20 personnes par heure, à raison d'une rotation toutes les 15 minutes. Cela introduit certaines complications dans la gestion des créneaux horaires, comme par exemple en cas de retard, mais Koezio l'a anticipé. Si une équipe avance trop lentement par exemple, le jeu est capable de faire automatiquement patienter celle d'après de façon transparente. Cette automatisation permet à l'attraction de ne nécessiter que deux opérateurs.

L'objectif de Bertrand Delgrange est de dépasser les 10 000 clients par an sur Icecube Protocol, puis de développer d'autres expériences VR sur le même modèle pour se constituer un catalogue. Il va aussi continuer à ouvrir d'autres parcs, et a plusieurs projets à ce sens en France ainsi qu'aux Pays-Bas.

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