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Les pionniers de l’autopartage en pole position pour le véhicule autonome, selon Olivier Reppert (car2go)

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L’allemand car2go (filiale de Daimler) publie un carnet blanc sur les conditions nécessaires pour opérer des flottes de véhicules autonomes. Olivier Reppert, patron de la marque, l’a commenté lors du Web Summit 2017. Il juge que les acteurs de la mobilité existants auront une longueur d’avance lorsque la technologie sera disponible.

Les pionniers de l’autopartage en pole position pour le véhicule autonome, selon Olivier Reppert (car2go)
Les pionniers de l’autopartage en pole position pour le véhicule autonome, selon Olivier Reppert (car2go) © Car2go

Lorsque les flottes de véhicules autonomes déferleront dans nos rues (dans les années 2020, au mieux), quel acteur en profitera ? Un constructeur automobile, un nouveau pure player, ou une entreprise de services de mobilité existante ? Pour car2go, pionnier de l’autopartage (créé en 2008 par le géant allemand Daimler), ce sont les vétérans des services de mobilité qui tireront leur épingle du jeu. La raison : ils maîtrisent déjà les compétences de base indispensable pour opérer une flotte de véhicules autonomes. Car2go a détaillé cinq pré-requis nécessaires pour briller dans le futur marché du véhicule autonome à la demande dans un livre blanc, commenté lors du Web Summit 2017 par Olivier Reppert, PDG de la marque.

 

cinq pré-requis indispensables

Premier argument de bon sens : les gestionnaires de flottes savent… gérer des flottes. Ces fondamentaux du métier ne seront pas bouleversés avec l’émergence de véhicules autonomes. "La connaissance et l’expérience accumulées depuis dix ans paieront", veut croire Olivier Reppert. "Nous gérons déjà une flotte de 13000 véhicules dans 26 villes. Nous maitrisons déjà la gestion de la maintenance, qui est un facteur clé. Car il est impossible d’avoir plus de 10% de la flotte indisponible pour maintenance ou recharge au même moment ". Ce qui est fait manuellement aujourd’hui (nettoyage, repositionnement des véhicules) pourra être automatisé à l’avenir. Aujourd’hui, un même véhicule Car2Go peut être loué par 16 utilisateurs différents en une journée, assure la marque.

 

Car2go connaît aussi les contraintes spécifiques liées à la gestion d’une flotte 100% électrique. "Nous avons déjà plusieurs villes où la flotte est entièrement composée de véhicules électriques, comme Stuttgart, Amsterdam et Madrid. Nous avons comment faire". Car2go conseille d’ailleurs des villes, données à l’appui, pour les aider à localiser stratégiquement les bornes de recharge. Plus le nombre de véhicules en libre-service va se multiplier, plus l’accessibilité des bornes de recharge va devenir critique.

 

accumuler des données en amont pour "blinder" la prédiction

Car2Go pense aussi que les futurs gestionnaires de flottes de véhicules autonomes à la demande devront exceller dans la prédiction de la demande et dans le dispatching intelligent des courses. Le système devra affecter le bon véhicule pour répondre au besoin d’un client à un instant T, en tenant compte de l’efficience du reste du réseau.  Or, "la prédiction de la demande est déjà partie intégrante de notre business aujourd’hui", rappelle Olivier Reppert. "Grâce à la donnée accumulée depuis dix ans, mais aussi à celle de Moovel et MyTaxi (deux autres services de mobilité opérés par Daimler), nous sommes capables de prédire la demande avec précision dans les villes où nous opérons. Nous avons bâti des algorithmes propriétaires complexes pour cela". Plus car2go accumulera de données en amont, plus il sera prêt lorsque les véhicules autonomes arriveront.

 

la clé : l'expérience client

La bataille portera aussi sur la construction de l’expérience utilisateur, selon le service d’autopartage.  "Il va falloir accompagner le (gros) changement que constitue le passage à un véhicule électrique autonome", juge Olivier Reppert. Car2Go va pouvoir s’appuyer sur la force de frappe du groupe Daimler (et notamment sa filiale Mobility services) pour mener des expérimentations et travailler sur l’interface, la communication véhicule/passager, les services à bord… Car2Go travaille aussi avec des universitaires pour tenter d’anticiper les nouveaux usages liés aux véhicules autonomes.  "Il faut répondre aujourd’hui aux questions de demain", résume Olivier Reppert. "Quiconque entend jouer un rôle dans ce mouvement doit se préparer dès aujourd’hui". Y aura-t-il réellement une prime à l’expérience ? On a pu voir dans l’histoire récente que des entreprises qui ont défriché un marché ne sont pas forcément celles qui se sont imposées sur le long-terme…

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