Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Les préconisations de l'agence européenne de la cybersécurité sur les véhicules autonomes

Qui dit véhicules autonomes, dit algorithmes et logiciels embarqués. Avec ces nouveaux systèmes, les risques en matière de cybersécurité sont décuplés et les conséquences peuvent être dramatiques. Conscient de ces enjeux, le Centre commun de recherche de la Commission et l'Agence de l'UE pour la cybersécurité (ENISA) a émis une liste de recommandations.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Les préconisations de l'agence européenne de la cybersécurité sur les véhicules autonomes
Les préconisations de l'agence européenne de la cybersécurité sur les véhicules autonomes © PSA - Michael Moore

Les véhicules autonomes promettent une réduction des accidents de la route. Toutefois, ils peuvent faire peser d'autres risques aux passagers et autres usagers de la route. Ces véhicules autonomes et connectés sont bardés de logiciels et d'algorithmes d'intelligence artificielle entraînant avec eux un nouveau défi : celui de la cybersécurité.

Dans un rapport publié ce jeudi 11 février 2021, le Centre commun de recherche de la Commission et l'Agence de l'UE pour la cybersécurité (ENISA) listent donc une série de recommandations pour atténuer les risques en matière de cybersécurité liés à l'intelligence artificielle embarquée dans les véhicules autonomes.

Des risques cyber et d'attaques malveillantes
Ces systèmes sont vulnérables à des attaques pouvant compromettre le fonctionnement même du véhicule. Mais aussi à d'autres types attaques malveillantes pouvant être le simple fait d'ajouter de la peinture sur la route pour tromper le véhicule ou coller des stickers ou autre élément afin d'empêcher le système de reconnaître et caractériser des panneaux de signalisation ou des objets.

"La sécurité ne devrait pas être considérée comme une conséquence positive, mais plutôt comme une condition préalable au déploiement fiable des véhicules sur les routes européennes", déclare à ce sujet Juhan Lepassaar, directeur exécutif de l'ENISA. "Lorsqu'un véhicule autonome en situation d'insécurité franchit la frontière d'un État membre de l'Union européenne, il en va de même de ses vulnérabilités".

La cybersécurité, un élément central
L'ENISA préconise en premier lieu "une approche de sécurité dès la conception dans le développement des fonctionnalités d'IA dans les véhicules autonomes" afin de faire de la cybersécurité un élément central dès la conception des véhicules. L'ensemble de la chaîne d'approvisionnement automobile doit être sensibilisée à ces sujets et une culture de la sécurité de l'IA doit émerger.

En outre, des évaluations systématiques  de la sécurité et des risques des différentes briques d'intelligence artificielle doivent être effectuées régulièrement tout au long de leur cycle de vie. Un contrôle qui est essentiel pour s'assurer que le véhicule se comporte toujours correctement face à des situations inattendues ou à des attaques malveillantes.

Les premiers jalons en vue d'une réglementation ?
L'agence de cybersécurité ajoute que des processus d'évaluation continue des risques appuyés par des renseignements sur les menaces pourraient permettre d'identifier les risques potentiels d'IA et les menaces émergentes liées à l'adoption de l'IA dans la conduite autonome. De manière plus globale, il est essentiel que le secteur automobile augmente son niveau de préparation et renforce ses capacités dans ce domaine.

Ces éléments restent très généraux et ne détaillent pas les mesures concrètes qui doivent être mises en œuvre. Mais cela peut indiquer la voie à suivre aux industriels et être éventuellement les premières bases d'une réglementation future dans ce domaine.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media