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Les publicitaires ont peur : Google veut bannir les cookies tiers de son navigateur Chrome

Les publicitaires pourraient bientôt dépendre de Google pour récolter les informations sur les habitudes de navigation des internautes qui utilisent Chrome. Le géant du net veut bloquer les cookies tiers de son navigateur et développer son propre système de traçage.
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Les sociétés de publicité en ligne sont inquiètes : Google veut développer son propre système de traçage web entièrement anonyme, adID, et bannir les "cookies tiers" de son navigateur Chrome. Ces outils permettent aux sociétés qui les installent de récolter des informations sur les habitudes des internautes : quels sites ils visitent, combien de temps ils restent sur chaque page... outil très précieux pour les publicitaires qui en apprennent  ainsi beaucoup sur les potentiels clients.

Lorsqu’une entreprise qui fabrique des casques audio, par exemple, approche un publicitaire pour la gestion d'une campagne promotionnelle, celui-ci peut cibler les bonnes personnes (habitués des sites de musique) et ainsi facturer leur service plus cher.

Des données capitales pour les publicitaires

Si le géant du net mène son projet à bien (il n’en est encore qu’à un stade préliminaire selon une source anonyme citée par USA Today) les acteurs du secteur du marketing seront privés de cette précieuse source d’information directe.

Or, la pub dite ciblée est désormais la norme. En ne maîtrisant plus ces données sur Chrome, les publicitaires perdront en pertinence sur une énorme part de marché : le navigateur de Google est, depuis le 9 mai 2012, le plus populaire du monde devant Internet Exploreur et Firefox. Ils devront donc forcément passer par Google pour maintenir leur niveau d’activité. Selon USA Today, le groupe informatique leur transmettra les informations qu’il collectera, s’ils respectent certaines conditions d’utilisations.

A l’heure où nous publions cet article, le projet n’a pas été officialisé par Google. Ces conditions sont encore mystérieuses. Une source anonyme chez Google a tout de même confié à USA Today : "Des améliorations technologiques peuvent favoriser la sécurité des utilisateurs tout en s'assurant que le Web reste économiquement viable." Les acteurs de l’univers du marketing pourraient être contraints de respecter l’anonymat des internautes par exemple.

Google n’est pas seul

Mais Google est loin d’être le chevalier blanc du web protecteur des données privées des utilisateurs de son navigateur, proteste le bureau de la publicité interactive qui représente les entreprises du secteur. Mike Zaneis, qui dirige l’organisme, se méfie : "Laisser toutes ces informations dans les mains de quelques très grandes compagnies n’est pas vraiment l’idéal…" Il poursuit : "Ils pourraient désapprouver notre utilisations de ces données par pur caprice et faire baisser les recettes de la publicité en ligne de plusieurs milliards de dollars." Et monétiser ces données auprès des publicitaires ?

Lélia de Matharel

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